Voilà qui ne devrait pas refaire grimper la cote de popularité de Florentino Pérez. Dans un document audio datant de 2006 et diffusé hier par le média espagnol El Confidencial, l’actuel président du Real Madrid s’en prend à deux légendes du club, Raul et Iker Casillas. Avec des mots forts. Peu après la diffusion du document, le patron de la Casa Blanca a réagi à travers un communiqué. Décidément, il ne se passe plus une semaine sans que Florentino Pérez ne traverse de nouvelles secousses. Sonné par l’échec du projet qui devait donner vie à la Super Ligue, fragilisé par le départ de Zinedine Zidane puis celui de Sergio Ramos, le président du Real Madrid se retrouve maintenant confronté à ses propres propos, datant de 2006, et qui ne devraient pas manquer de faire grand bruit en Espagne.

« Deux grandes escroqueries »
Dans un document audio diffusé par El Confidencial, on peut en effet entendre le dirigeant madrilène s’en prendre à deux icônes absolues de la Casa Blanca : Iker Casillas et Raul. « Casillas n’est pas un gardien de but pour le Real Madrid, que voulez-vous que je vous dise, lâchait alors Pérez. Il ne l’est pas. Il ne l’a jamais été. Cela a été le grand échec que nous avons eu. Mais il y a ceux qui l’adorent, qui l’aiment, lui parlent… Ils le défendent tellement… » Puis il a usé de mots encore plus forts : « C’est l’une des grandes arnaques du Real Madrid. L’autre est Raul. Les deux grandes escroqueries madrilènes sont Raul en premier et Casillas en second.» Ces propos auraient été tenus le 11 septembre 2006, quelques mois après la fin de son premier mandat comme président du Real Madrid. Mais leurs conséquences pourraient être très lourdes, quinze ans plus tard.

PÉREZ RÉAGIT
Pour tenter d’éteindre l’incendie, le dirigeant madrilène a réagi, en début d’après-midi, précisant que ces propos n’étaient que des « morceaux de conversations tirés de leur contexte », « enregistrés clandestinement par M. José Antonio Abellán, qui tente de les vendre depuis de nombreuses années sans succès.»
Le patron de la Casa Blanca s’est également étonné du timing : « Il est surprenant que El Confidencial les ai recueillis aujourd’hui malgré le temps qui s’est écoulé, a-t-il dit, dans un communiqué diffusé sur le site officiel du club. J’en déduis que cela est dû à ma participation en tant que l’un des promoteurs de la Super Ligue. » Et visiblement, Pérez ne souhaite pas en rester là, puisqu’il a d’ores et déjà précisé que le dossier était entre les mains de ses avocats, afin d’étudier « les possibles actions à entreprendre ».