Selon les services vétérinaires de la DSA, une quarantaine d’agneaux ont été décimés par la maladie dans cinq exploitations agricoles, totalisant 340 têtes d’ovins et caprins, à El Achir, à une dizaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de wilaya.

Des prélèvements sanguins et sur des ganglions ont été pris en attendant les résultats pour procéder à la vaccination adéquate. Des mesures prophylactiques ont été prises lors des cas suspects de peste des petits ruminants (PPR) et de fièvre aphteuse qui ont fait leur apparition vers le 24 décembre, notamment, l’interdiction de tout mouvement de bétails dans la transhumance et les marchés à bestiaux, l’incinération ou l’enfouissement des bêtes malades, nettoyage des moyens de transport des animaux pour éliminer toute bactérie susceptible de contaminer le cheptel, saupoudrer à la chaux et la sécurisation des enclos sur un rayon de 10 kilomètres pour éviter toute contamination. « L’éleveur doit être coopératif et compréhensif, car les conseils que nous lui donnons sont dans son intérêt. Il doit suivre à la lettre nos recommandations pour éviter une perte plus ou moins conséquente de son bétail », insiste la vétérinaire. Pour limiter les pertes, un traitement préventif est nécessaire. Et il ne s’agit pas d’importer un vaccin onéreux qui ne servira à rien au final. « Tout à fait. Beaucoup ignorent que le coût du vaccin est onéreux, donc il faut en faire bon usage. Pour ce faire, nous avons procédé au prélèvement en attendant les résultats pour pouvoir identifier la bactérie incriminée avant de passer la commande de la quantité de vaccins à importer auprès d’une firme étrangère. En tous cas, nous sommes en alerte et à l’affut du moindre foyer suspect pour le juguler à temps », rassure-t-on.
M. A.