PAR NAZIM B.
Après le séjour d’une délégation algérienne en Mauritanie, où a lieu la Foire de la production algérienne et le Forum d’affaires algéro-mauritanien, c’est une autre délégation, composée de la Caci et de la GCEA, qui séjourne actuellement au Cameroun, dans ce qui traduit la volonté de conquérir le marché africain.
Dans le cadre du renforcement de la coopération économique algéro-camerounaise, la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci) organise, conjointement avec la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), le déplacement d’une délégation d’opérateurs économiques au Cameroun du 22 au 28 janvier 2023, a indiqué la Caci.
Cette institution a précisé que la mission tend à permettre aux entreprises algériennes d’accéder à un marché potentiel de l’Afrique Centrale qui compte plus de 26 millions d’habitants, notamment avec la mise en place de la Zone de libre-échange continentale Africaine (Zlecaf) qui est un instrument clé contribuant efficacement au développement des échanges commerciaux intra-africains. Le programme de la visite prévoit l’organisation d’un forum d’affaires algéro-camerounais, des rencontres d’affaires directes «B to B» et de visites des sites industriels. La présence des hommes d’affaires algériens succède à celle effectuée la semaine passée par d’autres acteurs en Mauritanie, où il a été procédé à la signature de 7 accords dans différentes filières entre des entreprises algériennes et mauritaniennes, dans le cadre du Forum d’affaires algéro-mauritanien organisé en marge de la Foire de la production algérienne à Nouakchott.
«Sept accords ont été signés, à l’occasion de la Foire de la production algérienne inaugurée, jeudi dernier à Nouakchott, et du Forum économique algéro-mauritanien, organisé, samedi, en marge de cette manifestation», avait affirmé le ministre du Commerce, précisant que les accords en question ont été conclus pour des montants très importants (…) en millions de dollars entre des entreprises algériennes et mauritaniennes.
Ces accords concernent différentes filières telles que le ciment, les batteries, les fenêtres et portes et les produits alimentaires, selon le ministre du Commerce, qui a relevé, par la même occasion, que les échanges dans le passé étaient limités aux produits alimentaires. Grâce à cette foire, à laquelle participent 166 entreprises algériennes (publiques et privées), la force de l’économie nationale a été présentée aux frères mauritaniens».
Cet activisme des milieux économiques et d’affaires atteste manifestement de la volonté à conquérir des parts de marché sur le continent africain. Une volonté qui a été accompagnée récemment par l’ouverture des établissements bancaires. «Grâce à ces deux nouvelles banques, les opérateurs économiques algériens, privés et publics, pourront profiter des facilitations nécessaires dans le domaine de l’exportation et du change», a déclaré récemment le Directeur général de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), Lazhar Latrèche.
«L’Algérie ouvrira prochainement une filiale bancaire en Mauritanie pour accompagner les opérateurs économiques algériens désireux d’accéder à ce marché», a annoncé, pour sa part, le Directeur général du groupe bancaire public (BNA), Mohamed Lamine Lebbou.
L’ouverture de ces banques en Afrique vise à accorder des facilitations aux importateurs du pays où nos produits sont vendus et donner un signal fort aux potentiels exportateurs nationaux afin de les encourager à produire en volumes et en quantités cette production nationale, qu’il n’était pas possible ces dernières années d’écouler vers l’étranger. n