Un collectif constitué de plusieurs organisations, établies en Algérie et d’autres à l’étranger, a exprimé, dans une déclaration, sa solidarité avec les personnes détenues réclamant la « fin des poursuites, le respect de la liberté d’expression et d’association ou syndicale ».
Parmi les signataires figurent le Collectif pour les familles de disparus en Algérie, le Snapap, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA), les Nouveaux échanges culturels franco-algériens, la Ligue des droits de l’Homme-France (LDH), le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, SOS Racisme, la Fédération internationale des Ligues des droits humains (FIDH) et le Réseau Euro Med Droits.
« Nous prenons acte des récentes remises en liberté mais nous restons mobilisés pour obtenir la libération de toutes les personnes condamnées pour des motifs politiques et pour avoir exprimé leurs opinions, de même que nous exprimons nos vives inquiétudes au sujet des intimidations de militants de la diaspora à leur retour au pays, ainsi que du recours à d’autres forces que la police pour réprimer les manifestations », est-il indiqué dans la même déclaration.
« Plusieurs centaines d’hommes et de femmes sont aujourd’hui poursuivis alors qu’ils n’ont commis aucun crime », s’indigne les signataires de la déclaration qui expriment leur «solidarité avec le peuple algérien». « Ce sont plusieurs centaines d’hommes et de femmes, dont de nombreux défenseurs des droits humains et syndicalistes autonomes, qui sont poursuivis, condamnés et emprisonnés», ajoutent-ils. « Nous taire serait une forme de complicité et en exprimant notre solidarité au peuple algérien et à celles et ceux victimes de la répression, nous ne faisons que réaffirmer notre attachement à l’universalité des droits humains en Algérie comme ailleurs », soulignent les signataires.
D’autre part, la Coordination nationale des universitaires algériens pour le changement (CNUAC), récemment créée, a condamné «les violences, l’interdiction des espaces publics et les arrestations arbitraires à l’encontre des universitaires, enseignants et étudiants, comme de l’ensemble des Algériennes et des Algériens engagés dans le Hirak». Pour le même collectif, « de telles pratiques sont la preuve irréfutable que le pouvoir conserve intactes ses habitudes policières répressives», estimant que «cette répression est l’expression de l’obstination des tenants du pouvoir de maintenir le statu quo et de refuser une ouverture sérieuse sur le Hirak».
«Nous tenons à réaffirmer notre entière solidarité à toutes les victimes de ce pouvoir, à l’instar des personnes interpellées et emprisonnées sans raison aucune, à celles qui subissent harcèlements judiciaires et intimidations et dont plusieurs portent déjà les séquelles de cet arbitraire », écrivent les membres du Collectif.