Une course contre la montre est lancée depuis le 4 septembre dernier et dont les résultats sont attendus avec grand intérêt. Elle concerne la grande opération de vaccination anti-Covid initiée par le gouvernement et qui va donc s’étendre jusqu’à la fin de l’année. Au bout, il y a un chiffre. Celui de 70%, qui représente le pourcentage de personnes vaccinées espéré avant le début de 2022. Il devrait suffire, selon le ministère de la Santé, pour atteindre l’immunité collective contre le virus et surtout permettre un retour à une vie normale.
Même si elle n’est pas mise en avant, la grande campagne qui vient d’être lancée entre surtout dans le cadre d’une guerre préventive. Pour éviter de revivre les conséquences désastreuses de la troisième vague de la Covid-19, qui a frappé cet été l’Algérie, le gouvernement veut montrer ainsi qu’il a appris la leçon. L’impréparation et la cacophonie que tout le monde a constatées, en juillet dernier, qui a engendré tellement de victimes, ne doivent plus être vécues et subies. La quatrième vague n’étant pas exclue, et dont les risques d’une «apparition» seront plus importants avec la rentrée scolaire, la précaution reste la meilleure solution. Etre prêt à cette éventualité est primordial. Reste à savoir si les vaccins seront suffisants pour contrer la propagation du virus.
Pour cela, il faut avant tout la disponibilité des doses. Selon les chiffres officiels, l’Algérie a reçu à ce jour plus de 18 millions de doses. D’autres arrivages sont annoncés pour les prochains jours. Aux quantités importées, réceptionnées et prévues, il y a également la solution interne. Celle du lancement, à la fin du mois en cours, de la production au niveau local du vaccin Coronavac du laboratoire chinois «Sinovac». Le gouvernement table sur une production mensuelle de 2 millions de doses jusqu’à la fin de l’année. La quantité sera de 5 millions par mois à partir de janvier. Une simple opération de calcul permet d’envisager une production locale de 11 millions de doses avant février prochain.
Reste maintenant à connaître l’aspect humain de cette campagne. Il y a d’abord l’évaluation régulière du taux de vaccination qu’il faudra suivre de près -ça dépendra de la communication officielle. Le test, le vrai, sera à deux niveaux, les rentrées scolaire et universitaire.