Le sélectionneur national Djamel Belmadi a fait son choix. L’Algérie recevra ses adversaires au stade Mustapha-Tchaker (Blida) lors des éliminatoires de la Coupe
du Monde 2022 prévue au Qatar. Si la qualité de la pelouse, sur laquelle l’EN
s’était produite contre le Botswana le 29 mars dernier, a donné la pleine satisfaction, l’infrastructure n’est pas complètement conforme aux exigences de la FIFA et nécessite d’autres aménagements. Et ce avant le mois de juin afin que la sélection
soit autorisée à y disputer les qualifications au Mondial.

Par Mohamed Touileb
« Je m’excuse de n’avoir pas remercié publiquement le personnel du stade Tchaker qui a fait d’immenses efforts pour nous offrir une pelouse idéale pour jouer ce match face au Botswana. Je devais le faire lors de la conférence de presse, mais j’ai dû oublier avec la multitude de thèmes abordés. Donc, encore une fois bravo pour les travailleurs qui ont bichonné cette pelouse laquelle, j’espère sera tout le temps de cette qualité, notamment lors des prochaines sorties de la sélection pour les éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022 », avait indiqué le driver d’« El-khadra » dans un communiqué posté par la Fédération algérienne de football (FAF).

La contrainte de réaménagements
Cependant, les journalistes qui ont couvert la rencontre Algérie – Botswana ont pu constater l’envers du décor. Si l’aire de jeu de l’enceinte blidéenne a répondu aux exigences de Belmadi, les autres recoins (tribunes de presse notamment) n’ont pas bénéficié de cette mise ne beauté. Les images qui ont circulé sur l’état de délabrement des lieux se sont propagées à une vitesse folle sur la toile. D’ailleurs, même la télévision nationale n’a pas hésité à dénoncer les conditions de travail. En tout cas, ces imperfections devraient être gommées d’ici le mois de juin prochain quand les « Fennecs » recevront le Djibouti en ouverture de la campagne qualificative pour le rendez-vous quadriennal. La FIFA a émis de nombreuses exigences pour qu’un stade soit homologué. Avoir un bon emplacement des caméras afin que les retransmissions télévisées soient optimales en fait partie.

Un bastion qui engrange les dinars en millions
Aussi, il a été exigé que l’emplacement des vestiaires soit sous la tribune officielle. Une réfection qui devrait chiffrer à hauteur de 40 milliards de centimes. C’est l’enveloppe prévue pour cette opération qui comportera aussi la rénovation du système d’éclairage et le terrain annexe de Mustapha-Tchaker. On notera qu’auparavant, les vestiaires ont connu une extension comme dicté par le protocole sanitaire pour lutter contre la propagation du Coronavirus. Somme toute, afin que les « Verts » puissent se produire dans leur forteresse où ils n’ont jamais perdu en 38 rencontres (32 succès et 6 nuls), les autorités devront, une nouvelle fois, sortir le carnet de chèques. La superstition et le refuge au bastion ont un prix. Et pour que les « Guerriers du Désert » transitent par ce stade, comme lors des deux qualifications au Mondial en 2010 et 2014, même la sur-dépense semble permise. n