Le ministre du Commerce Kamel Rezzig a mis à profit sa rencontre, hier, avec les cadres
de son secteur pour soulever l’actualité qui a émaillé son secteur.

Concernant les nombreuses saisies, ces derniers jours, de volumes importants de légumes secs avariés destinés à la vente au détail opérées par les équipes de contrôle de la qualité relevant du ministère du Commerce, Kamel Rezzig a annoncé que toutes les unités de conditionnement vont être soumises à des inspections rigoureuses.
«La santé du consommateur est une ligne rouge à ne pas franchir», a averti le ministre du Commerce. Ce dernier considérant qu’il est inadmissible que des producteurs mettent en danger la santé du citoyen en usant de matières premières périmées. «Nous serons intransigeant devant les mis en cause», a lancé le ministre. Et d’ordonner aux directeurs du commerce de wilaya devant les cas avérés de pratiques douteuses d’appliquer la loi dans toute sa rigueur, c’est-à-dire de décider la fermeture des unités. «Aucune personne ou société n’est au-dessus de la loi», a-t-il insisté. S’adressant aux importateurs et producteurs, M. Rezig a affirmé que l’ère de l’importation à l’emporte-pièce et de la mise en vente de produits périmés ou non-conformes aux règles d’hygiène est révolu, assurant que «tout le monde sera soumis à la loi et que le contrôle atteindra tous les niveaux du secteur de l’agroalimentaire». Autre sujet et non des moindres, car il a fait couler beaucoup d’encre, la découverte de pratiques douteuses dans certaines laiteries du pays. Pour le cas de la laiterie Danone Blida, qui, faut-il le rappeler, a contesté jeudi dernier les accusations de la Direction du commerce de Blida ayant conduit à la mise sous scellés de son unité de production, comme l’a annoncé le directeur du commerce de cette wilaya, le ministre a tenu à éclaircir la situation. En effet, il a précisé à la presse que la mise sous scellés ne va concerner que la ligne de production, où il a été découvert des pratiques douteuses. Faisant remarquer dans ce sens : «Nous avons de la sorte préféré ne pas priver les citoyens du lait en sachet produit à partir des laiteries mises en cause». Mais toujours est-il que le ministre s’est dit outré en apprenant que dans une laiterie de la wilaya de Constantine, les agents de contrôle de la qualité ont découvert des souriceaux dans les cuves à lait. Interrogé sur la rareté du lait pasteurisé en sachet (LPS) le ministre a indiqué que ses services vont au plus au vite établir une cartographie de l’implantation des 117 laiteries tous secteurs confondus que compte le pays afin d’identifier les besoins exacts en poudre de lait de chaque laiterie. «Il est inconcevable que les distributeurs fassent au quotidien des centaines de kilomètres pour s’approvisionner en quantité suffisante et de distribuer leur cargaison». Arguant dans ce sens qu’au début de la crise du LPA «nous avons recensé 394 communes totalement privées de lait en sachet subventionné, mais de nos jours elles ne sont plus qu’une centaine à attendre d’être livrées». Comme il a tenu à faire savoir que l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) va procéder dans les jours qui viennent en accord avec le ministère de l’Agriculture qui fixe les quantités de poudre de lait à livrer à chaque laiterie, à une revue à la hausse des quotas de poudre de lait «depuis qu’il a été constaté que certaines laiteries tournent à 50% de leurs capacités de production réelles», a révélé le premier responsable du département du commerce. Mais il a toutefois tenu à préciser, pour clore ce chapitre, que l’Onil relève du ministre de l’Agriculture et non pas du sien et «c’est donc au département de l’agriculture de décidé de pourvoir l’office de quantités plus importantes de poudre de lait ou non». Concernant le mois de Ramadhan, le ministre a avancé que des réunions de concertations entre toutes les parties prenantes vont s’organiser dans les prochains jours afin que ce mois puisse se dérouler sans connaître de flambées de prix «comme il est de coutume», a déploré enfin Kamel Rezzig.