La réduction de l’activité économique globale et sectorielle, à l’image du tourisme ou du transport aérien, pèse sur la demande mondiale pétrolière. Celle-ci se situerait, d’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à 91,9 millions de baril par jour mb/jour en 2020. Ce qui veut dire que cette dernière (AIE) a abaissé ses prévisions de la demande mondiale pour 2020 et de même pour 2021. Elle le mentionne dans son rapport mensuel sur le pétrole, publié jeudi dernier. En clair, pour l’AIE cette revue à la baisse de ses prévisions serait de 140 000 barils par jour et s’explique par la faiblesse persistante du secteur des transports, notamment aérien, causée par la crise sanitaire qui sévit dans le monde depuis le mois de mars dernier. Ajoutant dans son rapport que cette baisse devrait passer à 97,1 mb/j l’an prochain, soit 240 000 de moins que prévu. «Les secteurs du transport aérien et terrestre, qui constituent tous deux des composantes essentielles de la consommation de pétrole, continuent à connaître des difficultés», note l’AIE dans son rapport. L’agence explique en outre avoir revu à la baisse ses perspectives pour l’an prochain car «le secteur aérien va probablement mettre plus longtemps à se remettre». La pandémie de Covid-19 a, en effet, mis quasiment à l’arrêt le trafic aérien, qui reprend maintenant très doucement. Selon des statistiques citées par l’AIE, le trafic mondial était ainsi, en juillet encore, en baisse des deux-tiers par rapport à la normale, après -75% en juin et -79% en mai. «Les voyages d’affaires vont rester très réduits au niveau mondial tant qu’un vaccin ne sera pas trouvé, tandis que les voyages de loisirs seront essentiellement limités aux vols intérieurs et court-courriers», estime l’AIE. Ces difficultés dans les transports et la chute de l’activité en général avaient conduit l’AIE à anticiper un effondrement historique de la demande de brut cette année. Elle doit rebondir l’an prochain mais sans toutefois revenir aux niveaux de 2019. Face à cette situation, les pays producteurs ont fini par ajuster l’offre de brut pour soutenir des cours qui se sont effondrés avec la crise et se sont désormais stabilisés. La production est toutefois repartie à la hausse en juillet, note l’AIE. Notons que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait indiqué, mercredi dernier, avoir plus pompé le mois de juillet passé notamment l’Arabie saoudite. «Devant l’incertitude actuelle concernant la demande, à cause de la Covid-19, avec la possibilité d’une production en hausse, signifient que le rééquilibrage du marché reste délicat», met en garde l’AIE. La production est toutefois repartie à la hausse en juillet, note l’AIE. De son côté, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait indiqué mercredi avoir plus pompé le mois dernier, notamment l’Arabie saoudite.
Notons enfin que la prévision de l’AIE, à 97,4 Mb/j en 2021, est proche de la demande observée quatre ans en arrière (98 Mb/j en 2017).