Après avoir exprimé sa volonté de rejoindre les Brics, et formulé une demande officielle en ce sens, l’Algérie attend que ce groupe définisse les critères d’adhésion, en juin prochain, a fait savoir l’envoyée spéciale chargée des grands partenariats internationaux au ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Leila Zerrougui « Nous attendons que les Brics fixent les critères en juin prochain avec la tenue du sommet en Afrique du Sud », a indiqué Mme Zerrougui, hier, sur la radio nationale.
Elle est revenue sur le dossier de l’adhésion algérienne aux Brics quelques semaines après l’avoir abordé plus longuement sur les mêmes ondes.
Annonçant le dépôt de la demande officielle de l’Algérie pour rejoindre l’union composée du Brésil, l’Inde, la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud, la diplomate avait mis en avant « l’opportunité » qui s’était présentée au pays à travers la participation au dernier sommet des Brics. « Nous avons eu l’opportunité de participer au dernier sommet des Brics, auquel le président algérien était invité », s’était-elle réjouie.
Pour rappel, ce sommet s’est tenu fin juin, en Chine, sous la présidence de Pékin, par visioconférence. Ce rendez-vous « est sorti avec enthousiasme pour l’inclusion d’autres pays dans le groupe », a ajouté l’envoyée spéciale, mettant en avant la position de la Chine et la Russie qui ont accueilli favorablement la volonté de l’Algérie d’intégrer les Brics. Les autres pays des Brics, à savoir le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, étudient le dossier déposé par l’Algérie avant de se prononcer.
Les faveurs de la Chine et de la Russie se sont successivement manifestées après que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, en juillet dernier, que l’Algérie « s’intéresse aux Brics, en ce qu’ils constituent une puissance économique et politique ». Lors d’une rencontre périodique avec la presse nationale, le chef de l’Etat avait estimé que l’Algérie satisfaisait, en grande partie, aux conditions d’adhésion aux Brics. « L’adhésion au Groupe Brics est tributaire de conditions économiques auxquelles l’Algérie satisfait en grande partie », avait-il affirmé, assurant que ce projet est envisageable. « Mais n’anticipons pas. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura de bonnes nouvelles », avait-il expliqué, assurant que « l’adhésion à ce groupe mettrait l’Algérie, pays pionnier du non-alignement, à l’abri des tiraillements entre les deux pôles ».
M. Tebboune avait de nouveau évoqué le projet d’adhésion de l’Algérie aux Brics, en septembre, lors de l’ouverture des travaux de la rencontre Gouvernement-Walis. Il avait déclaré que l’Algérie avait pour objectif le développement du produit intérieur de manière à pouvoir adhérer aux BRICS. « Nous nous préparons dans ce sens », avait-il soutenu. <