Pas de grève à l’appel du Syndicat national des superviseurs et adjoints de l’éducation (SNSAE), contraint à surseoir à son mouvement de grève devant coïncider aujourd’hui, 28 février, avec le premier jour des examens du premier trimestre qui intervient exceptionnellement cette année fin février à cause du contexte sanitaire.
Les protestataires avaient pourtant décidé de boycotter les deux premiers jours des examens du premier trimestre en signe de protestation contre la «politique du ministère de l’éducation et des dossiers restés en suspens», mais une décision du tribunal administratif ayant déclaré leur mouvement «illégal» a incité le syndicat à abandonner son débrayage.
«Nous sommes sidérés par cette décision, que nous sommes toutefois contraints de respecter», a dit Amar Zouidi, président du SNSAE. Il fait savoir que le conseil national du syndicat va se réunir dans les prochains jours afin de décider des actions à entreprendre dans l’avenir. «Bien que nous avons décidé de suspendre notre action prévue aujourd’hui et demain, la corporation compte poursuivre sa lutte syndicale jusqu’à satisfaction de sa plateforme de revendications».
Amar Zouidi explique que le syndicat de 30 000 adhérents n’a décidé d’aller vers l’escalade qu’après avoir compris que la tutelle n’a pas «la volonté de régler nos problèmes et préoccupations», souhaitant toutefois que la tutelle prenne des «décisions courageuses»
«Nous allons inévitablement renouer avec la protestation car nos revendications sont insatisfaites et nos droits sont bafoués», indique M. Zouidi qui reproche à la tutelle son «atermoiement et ses tergiversations» dans la satisfaction d’une plateforme de revendications qu’il estime légitime.
Le syndicat exige, pour rappel, une meilleure considération des adjoints de l’éducation qui assurent de lourdes tâches administratives. Il plaide pour l’intégration et la reclassification des superviseurs de l’éducation à la catégorie 11, la revalorisation des diplômes des conseillers de l’éducation.
«Nous avons des adjoints qui sont sur le point de partir en retraite sans bénéficier, une seule fois, de promotion», regrette notre interlocuteur.
Le syndicat appelle également au règlement des problèmes des grades qui devaient disparaître en 2017. Ils sont, selon M. Zouidi, «10 000 adjoints de l’éducation».
Il s’agit également de l’application du décret présidentiel 14-266 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires, ainsi que la revalorisation des diplômes des conseillers de l’éducation.