Par Mohamed Touileb
Qu’on se le dise sincèrement, ce scénario n’était pas prévu. Voir l’équipe nationale au plus mal nous a déçus. Il n’est pas évident de voir le règne s’achever et le roi déchu. Les «Verts» ne sont plus les maîtres de l’Afrique. L’élimination prématurée de la CAN-2021 coupe l’élan d’une bande qui réalise des performances qui s’apparentent à l’idyllique.
On dit que «toutes les belles choses ont une fin». Mais on ose espérer, on est même persuadé, que Riyad Mahrez & cie ont toujours faim. Cette parenthèse camerounaise est juste une période indigeste. Une phase où les Dz ont péché dans le dernier geste. Les «Fennecs» n’ont jamais pu jouer à leur niveau réel se retrouvant à terre après avoir touché le ciel.
L’ascension était telle qu’on a oublié que, comme triompher, perdre au sport reste un élément essentiel. La culture de la gagne a longtemps était substantielle. Certes, l’EN s’est ratée. Toutefois, il n’y a pas de quoi capituler car les champions ne doivent jamais se résigner tant le potentiel est indéniable pour pouvoir se relever.
Parfois, il est normal de passer de travers. Les critiques peuvent fuser et les réjouissances de certains sont déversées à verse. Ces déception et doutes, les «Guerriers du Désert» sauront les traverser. Cependant, il faudra tirer les leçons et aller de l’avant sans trop tergiverser. Et s’il y a des dissonances, l’urgence est de crever l’abcès. Par la suite, le groupe ne pourra que mieux se porter.
D’ici mars, il y aura un nouvel obstacle à passer. On a perdu le trône africain mais il y a une place en Coupe du Monde à aller chercher. La bande de Djamel Belmadi a tout à prouver et dispose des atouts pour gommer cette tâche et se sublimer. Et il n’y a que les ingrats et les pessimistes qui peuvent en douter. Le sursaut d’orgueil est attendu. Une chose que les adversaires ne peuvent qu’intimement redouter.