Parmi les dix judokas algériens qui ont pris part à la prestigieuse compétition du Grand Slam de Paris, seuls Fethi Nourine (67,3kg) et Amina Belkadi
(66,3 kg) ont pu atteindre le deuxième tour, alors que tous les autres ont été sortis d’entrée. Des contreperformances qui montrent bien que les « anciens » ne font plus recette. On se demande pourquoi les responsables actuels du judo national les engagent encore et encore, au détriment de la relève qui n’attend qu’une seule première chance pour montrer ses potentialités ?

Pas moins de sept judokas algériens ont été éliminés samedi lors de compétition qui a enregistré la participation d’un total de 570 judokas (334 messieurs et 236 dames) représentant 97 pays. Il s’agit de Salim Rebahi (-60 kg), Houd Zourdani (-66 kg) et Fethi Nourine (-73 kg) chez les messieurs, ainsi que Mecerrem Hadjer (-48 kg), Meriem Moussa (-52 kg) Yamina Halata (-57 kg) et Belkadi Amina (-63 kg) chez les dames. Lors de la deuxième journée Bellakehal et Ouallal ont été éliminées dès le premier tour, après leurs défaites respectives contre la Française Eve Marie Gahie et la Portugaise Patricia Sampaio dans l’ordre. Au même moment, Asselah a réussi à passer le premier tour, en dominant l’Américaine Nina Cutro-Kelly avant de chuter contre la Cubaine Idalys Ortiz.
Une défaite expéditive, par Ippon, après seulement une minute et 21 secondes de combat.
Pourtant avant cette compétition, le Directeur technique national (DTN) de la Fédération algérienne de la discipline (FAJ), Salim Boutabcha, a déclaré que « notre objectif, lors de ce rendez-vous parisien, est d’essayer d’engranger le maximum de points au ranking et d’assurer une participation aux prochains Jeux Olympiques 2020. Nos judokas vont essayer de passer le maximum de tours pour rafler plusieurs points. »

Régression manifeste !
Évoquant les critères de sélection pour ce tournoi, le DTN a expliqué que les judokas ont été choisis sur la base de leur classement mondial. «Ce Grand Slam est un mini championnat du monde, donc nous avons opté pour les meilleurs judokas. Les sélectionnés sont bien placés dans le ranking mondial et ont confirmé leurs qualités en enregistrant de bons résultats lors du dernier Championnat d’Algérie seniors individuel. D’autres noms se sont distingués lors de cette échéance nationale mais n’ont pas été sélectionnés car ils vont être engagés dans de futurs tournois», a-t-il ajouté. Mais au final, le constat est là : c’est vraiment la grande désillusion !
Là, il faut savoir s’arrêter et bien analyser les résultats de nos judokas d’une manière exhaustive et non pas, par compétition.
Car en parcourant bien les résultats de ces deux dernières années, on s’aperçoit que notre judo régresse. Régresser pour régresser, mieux vaut donc le faire avec les jeunes talents. Au moins, eux, s’ils perdent dès le premier tour, ce serait le «métier qui rentre» comme disent les anciens coachs.
Il est temps de laisser donc la place aux jeunes et miser sur eux comme le font, si bien, les responsables du karaté, pour citer un autre art martial.