Alors que l’Entreprise des travaux aux puits (ENTP) connaît une accalmie temporaire depuis jeudi, au lendemain de la tenue d’une assemblée « non ordinaire », en attendant la réponse de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie (FNTPGC) aujourd’hui, la menace d’une grève générale plane sur le secteur pétrolier.

Des insultes, des affrontements, des agressions et des menaces. C’est dans ce climat de tension et des violences que s’est déroulée, mardi après-midi au niveau de la Base 11-Décembre à Hassi Messaoud, l’assemblée générale « non ordinaire » du secteur pétrolier, et qui a réuni des membres de la Fédération nationale des travailleurs des hydrocarbures, représentant les travailleurs et l’ensemble des travailleurs en grève.
Le même jour vers 14h30, une réunion s’est tenue à la base de vie 20-Août, entre le président-directeur général de l’ENTP et des représentants de la Fédération nationale des travailleurs des hydrocarbures, dépêchés sur les lieux pour tenter de remédier à la détérioration de la situation suite au débrayage que connaît l’entreprise depuis plus d’une semaine déjà.
Selon des cadres de l’entreprise et des représentants des travailleurs, l’assemblée a débuté à 17h30 dans la transparence et la démocratie jusqu’à ce qu’une bande d’inconnus, poussée, selon nos interlocuteurs, par les membres du syndicat et du comité de participation ainsi que des éléments du syndicat de la direction de transport se soient introduits dans la salle. Ces derniers ont commencé à insulter et frapper les travailleurs et leurs représentants qui assistaient à la réunion, commençant par la représentante des travailleuses de l’entreprise. Ces derniers s’en sont pris ensuite à un des travailleurs qu’ils ont traîné sous les yeux des responsables et des agents de sécurité hors de la salle avant que la situation ne dérape. Le calme s’est rétabli vers 18h45 et a permis de poursuivre l’activité de l’assemblée qui s’est clôturée vers 18h55 avec des promesses de la fédération de prendre en charge toutes les revendications et les préoccupations des travailleurs.
A rappeler que les grévistes, environ 8 000 salariés, dénoncent « l’impassibilité » de leur organisation syndicale face aux revendications et aux problèmes qui affectent leur environnement socioprofessionnel depuis plus d’une décennie, sans que cette institution « élue » daigne leur répondre