Ahmed Ouyahia a plaidé, hier, pour la mise en place de nouvelles conditions pour les postulants à la candidature au poste de président de la République.
Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’issue du conseil national de son parti, a estimé que les images de postulants à la candidature au scrutin du 18 avril prochain, venus retirer les formulaires de souscription de signatures et relayées par les médias et les réseaux sociaux, «étaient douloureuses». Le secrétaire général du RND faisait allusion à ces dizaines de candidats à la candidature à la magistrature suprême du pays qui, depuis l’ouverture de l’opération de retrait des formulaires de souscription individuelle, affluent en force au ministère de l’Intérieur, se distinguant par des CV et déclarations qui frisent l’insolite, voire le burlesque parfois, et que les animateurs des réseaux sociaux, et même certaines chaînes de télévision, semblent se plaire à diffuser et à les livrer à la risée populaire.
Cent-soixante-douze formulaires de candidature ont déjà été déposés au niveau des services concernés à la fin de la semaine dernière.
Les postulants sont, pour la majorité d’entre eux, d’illustres inconnus de la scène politique nationale, issus de différentes catégories socio-professionnelles allant de celle d’avocat à agriculteur, en passant par l’agent de sécurité, le simple fonctionnaire ou encore le sans-emploi. Ce qui a fait dire aussi à Ahmed Ouyahia que le nombre élevé de ces postulants et leurs profils «nécessitent la mise en place de nouvelles conditions» de candidature au poste de président de la République. «Malgré le nombre important de postulants, je pense que le Conseil constitutionnel n’en retiendra en fin de course que moins d’une dizaine de dossiers», a estimé néanmoins le secrétaire général du RND.n