PAR NAZIM BRAHIMI
Vingt nouveaux cas du variant britannique (B.1.1.7) et 31 autres du nouveau variant nigérian ont été détectés en Algérie, a informé hier l’Institut»eur Algérie. Ces nouveaux cas font ainsi augmenter le nombre total des personnes ayant contracté le variant britannique à 78 et celles touchées par le variant nigérian à 129. Pour ce qui est de la répartition géographique des cas du variant britannique au nombre de 20, c’est à Alger qu’ont été déplorés 16 cas, suivie de Blida (2) et Djelfa et Oran, un cas pour chacune de ces deux wilayas. Concernant les 31 cas confirmés du variant nigérian (B.1.525), il s’agit de : 05 à Alger, 1 à Blida, 05 à Djelfa, 16 à Laghouat, 1 à Médéa, 2 à Relizane et 1 cas à Touggourt.
L’IPA a réitéré son appel quant à la nécessité de «respecter les mesures barrières, dans le cadre du protocole sanitaire (distanciation physique, port du masque de protection, lavage fréquent des mains)», soulignant que le respect des mesures de prévention reste «le meilleur garant pour stopper la propagation du virus et l’apparition de nouveaux cas».
D’autant plus que de nouveaux cas ont été détectés dans les mêmes wilayas ayant déjà enregistré des contaminations à ces deux variants il y a une semaine, ce qui devrait inciter à plus de vigilance et de précautions.
Surtout que des virologues et autres spécialistes sont unanimes à dire que ces variant ont la particularité de se propager rapidement et avertissent quant à l’éventualité d’avoir une «troisième vague», allant jusqu’à dire que ce sera alors «une troisième vague de variant».
Selon eux, les nouvelles souches sont «plus dangereuses que le Covid-19 et leur dangerosité se vérifie dans la rapidité de leur transmission estimée jusqu’à huit fois plus importante».
Mais cette mise en garde ne semble pas avoir été prise au sérieux par les populations au vu du relâchement visible dans les villes et villages. A cette montée des cas des variants britannique et nigérian est venu se greffer le rebond que connaît le pays ces derniers jours.
Les chiffres peuvent justement prêter à l’inquiétude puisque après les 154 nouveaux cas de coronavirus mardi, le chiffre est parti à la hausse pour atteindre pour la journée d’hier 176 cas, alors que la tendance était plutôt à la stabilité des contaminations, d’une façon générale, en-dessous des 100 cas quotidiens pendant plusieurs semaines.
Pourtant les professionnels de la santé, intervenant sur différents supports médiatiques, ne cessent de sensibiliser et de réitérer que «la pandémie n’est pas derrière nous» et que «le virus est toujours là, parmi nous» et que «la vigilance doit être toujours de mise».
En tout état de cause, la tendance haussière des contaminations, si elle se confirme dans la durée, risque de remettre en question tout ce qui a été accompli jusque-là. Un scénario qui ne serait évité sans la prise de conscience collective et l’adhésion ininterrompue aux règles de prévention. <