Comme ce fut le cas avant la désignation de Charaf-Eddine Amara à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF) en succession de Kheireddine Zetchi, son nom est cité comme potentiel président. Mohamed Raouraoua est omniprésent dans le football circus algérien. Surtout quand il y a le vide sidéral et un fauteuil vacant du côté de Dely Brahim. Ainsi, beaucoup essaient de forcer son retour aux commandes de la FAF. Mais, à 75 ans, le concerné n’aurait aucunement l’intention de briguer ce poste qu’il a eu entre 2001 et 2005 puis de 2009 à 2017.

Par Mohamed Touileb
Il aura connu un règne de 15 ans entrecoupé par une «halte» entre 2006 et 2009, Mohamed Raouraoua aura longtemps été l’homme fort de la balle ronde nationale. Il a compilé un mandat à mettre aux oubliettes et deux autres à caser dans la rubrique exploits. Il a été le monarque du «sport roi». Une stature et une réputation qui ont marqué de nombreux esprits jusqu’à développer le réflexe de le voir constamment comme le sauveur.

12 ans, deux présences au Mondial et puis c’est tout
Toutefois, Raouraoua a connu une fin de mission délicate. En effet, en 2017, a été contraint de céder les rênes fédérales sur injonction des décideurs avec qui il n’était plus vraiment en odeur de sainteté. Zetchi l’avait suppléé au poste. Raouraoua était sorti par la petite porte après un revers cuisant à la CAN-2017 sous les ordres de Georges Leekens. Le technicien belge était le 13e entraîneur consommé en 12 ans de gouvernance. C’est pour dire que la gestion était caractérisée par l’improvisation malgré quelques accomplissements qui ont pu donner beaucoup de crédit à «El-Hadji».
Notamment cette Loi des Bahamas qu’il a fait voter à la FIFA et qui permettait de sélectionner les binationaux ayant joué pour les sélections jeunes d’un autre pays. L’aura de Raouraoua est plus forte que son apport concret pour aider la balle ronde Dz à aller mieux sur le plan local. Tout était dédié à la sélection. Cependant, il y a eu deux qualifications de suite en Coupes du Monde 2010 et 2014.

Dégager la voie à l’héritier Sadi
Ces deux accomplissements étaient les faits marquants de l’ère Raouraoua. Sachant que l’actuelle EN a failli à accrocher le Mondial pour la 2e fois de suite, beaucoup voient en l’ex membre du Comité exécutif de la FIFA un sauveur et un homme qui puisse garantir aux «Verts» de retrouver les devants de la scène planétaire en 2026. Pour eux, il suffirait de remettre Raouraoua aux manettes de la FAF.
Toutefois, l’homme est aujourd’hui âgé de 75 ans. Il n’aurait même pas la force d’assumer cette tâche. Mais son clan force pour promouvoir sa candidature. Cela dégagerait la voie à Walid Sadi qui était son bras droit et Manager général de l’équipe nationale à son époque. Un visage jeune mais forgé dans une politique «archaïque» basée sur le clanisme et l’allégeance. Ce n’est pas ce qui aidera la discipline à aller mieux. En tout cas, le scénario de voir Raouraoua revenir à la présidence est peu probable voire inconcevable. n