Par Hamid Bellagha
La loi de finances complémentaire 2022 ne devrait pas trop bousculer le quotidien du citoyen lambda déjà très éprouvé par les augmentations des prix tous azimuts.
Un quotidien des plus durs quand on sait que la classe moyenne s’appauvrit tous les jours et que les retraités ne comptent leurs sous que pour rembourser leurs dettes. Le Conseil des ministres semble s’être penché sur le problème puisque des décisions majeures, entre autres, y ont été prises.
On remarque qu’il n’y a pas de volonté de créer de nouveaux impôts, ce qui est une première. Il n’y a aucune assurance quand même qu’il n’y aura pas une énième envolée des prix, mais selon la loi complémentaire, au moins, il n’y aura pas de nouveaux impôts. La loi de finances complémentaire 2022, en effet, ne prévoit pas de nouvelles impositions, et ne touchera en aucune manière la structure des prix appliqués présentement, l’objectif étant de protéger le pouvoir d’achat et les acquis sociaux déterminés par l’Etat à la destination des citoyens. Ce qui veut dire que la subvention des prix de première nécessité a encore de beaux jours devant elle, l’Exécutif n’ayant certainement trouvé la solution idoine pour que l’aide soit ciblé, comme voulue par la réforme de ces mêmes subventions.
Dans la même optique, cette même loi de finances complémentaire se rend compte enfin, que les citoyens à faible et moyen revenus sont la catégorie la plus soumise aux impôts. Peut-être que justice sera prochainement rendu au «pauvre» citoyen laminé par des impôts injustes, comme ceux prélevés à la source, le fameux et injuste impôt sur le revenu global, l’IRG. Un impôt qui impute une grande partie du salaire, alors qu’un commerçant, même honnête, payera annuellement nettement moins qu’un cadre dans une entreprise publique ou privé.
On retrouve ce même IRG chez les «pauvres» retraités bien que ces derniers perçoivent une pension et non un salaire. Glissons. Bref, par le truchement du conseil des ministres et de la loi de finances complémentaire, l’Etat décide que les citoyens à faible et moyen rémunérations ne doivent pas être la couche la plus maniable aux impôts. Un juste retour d’une injustice financière qui avait plombé le pouvoir d’achat des salariés et assimilés, conjugué à une inflation qui prend du galon année après année.
Ragaillardi par l’envolée des prix du pétrole et du gaz, l’exécutif a sans doute pensé à mettre en mode pause les tracas budgétaires au quotidien du citoyen. Et quoi de mieux que de lui «offrir» une rémittence tout en s’assurant que cette fois, enfin, l’embellie financière ne prenne pas des chemins détournés.