Les employés de l’ONDA demandent à la ministre de la Culture d’intervenir pour sauver l’institution de la «mauvaise gestion» de leur directrice générale.
Dans une lettre destinée à la ministre de la Culture Malika Bendouda, datée du 09 juin dernier et rendu publique avant-hier, les représentants des employés de l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (Onda) dénoncent «la mauvaise gestion» de la Directrice générale Aiachia Nacira. Dans cet écrit, les signataires de la lettre ont listé ce qu’ils estiment comme des «violations des lois» et des «mauvaises décisions» à l’encontre des employés et l’institution culturelle, notamment lors du confinement sanitaire.
Il s’agit de la fermeture de plusieurs directions, bureaux et agences régionales de l’ONDA, à savoir la Direction régionale Centre, le bureau de l’agence à Ryad El Feth et l’agence régionale de Béchar. Les signataires de la lettre reprochent également à la Directrice générale les «mutations anarchiques» des bureaux et employés vers la salle Galerie d’Art qui était destinée, toujours selon le texte, à l’exposition des œuvres des étudiants de l’Ecole des beaux-arts. Les signataires insistent sur le fait que, selon eux, cette dernière aurait pris ces décisions «sans passer par le conseil d’administration» et tout en profitant de la période de confinement. Les signataires de la lettre ont également dénoncé les ponctions sur salaires durant le mois de confinement et la non-perception des primes de risque.
De même, il a été mentionné que l’opération de distribution des aides de la Covid-19 n’a pas été respectée. Ils accusent leur responsable de manque de transparence «en ne faisant pas participer la commission sociale».
Par ailleurs, et toujours selon la lettre, la Directrice générale n’aurait pas «donné une grande importance» au dossier de la «perception», en ne profitant pas des conventions signées avec plusieurs partenaires, à l’instar des opérateurs mobiles «qui ont gagné énormément d’argent pendant cette période de confinement». Pour les signataires de la lettre, «au lieu de se concentrer sur les affaires de l’Office, elle est allée vers le règlement de comptes personnels avec les employés».
Vers la fin de cette missive, les représentants des employés n’omettent pas de défendre l’ex-Directeur général, Sami Bencheikh, en réclamant son droit à percevoir son salaire «bloqué par la Directrice générale actuelle» puisque «il n’a pas encore reçu un document officiel annonçant sa fin de fonctions».