A cause de la gravité des violences qu’elles ont subies à l’arme blanche,  elles ont été hospitalisées et placées sous observation en attendant que leurs bourreaux en fuite soient retrouvés. 

De Ouargla, Chahinez Ghellab

Dix institutrices  d’une école primaire de Bordj Badji Mokhtar ont  vécu une nuit de cauchemar après l’intrusion dans leur logement de fonction d’un groupe d’individus. Ces voyous se sont attaqués aux enseignantes alors qu’elles dormaient du sommeil du juste. Toutes ont été agressées, humiliées  et certaines d’entre elles ont subi des violences aggravées, selon nos sources.
Le raid criminel, il n’y a pas d’autres mots pour qualifier ce qui est arrivée à ces professeures, a eu lieu vers deux heures du matin dans la nuit du 17 au 18 mai 2021.  Ses auteurs munis d’armes blanches sont restés sur les lieux jusqu’à plus d’une heure avant de voler  de l’argent et des objets personnels appartenant aux victimes dont des téléphones portables, puis prendre la fuite.

Alors que ces criminels  sont activement recherchés par les services de police, leurs victimes ont été hospitalisées. Toutes sont en état de choc, selon nos sources.  Ces dix enseignantes occupaient un logement collectif dans un établissement de l’Education nationale sans surveillance, ce qui a rendu facile son accès à la bande de criminels qui les ont agressées. Selon nos sources, certaines ont été placées en observation après avoir reçu des coups de couteau.  

Dans des réactions simultanées, le président de la commune de Bordj Badji mokhtar ainsi que l’union nationale de la femme algérienne (UNFA) ont exprimé leur indignation et demande que justice soit rendue aux dix enseignantes. À son tour, le syndicat national des travailleurs de l’éducation « SATE » a publié un communiqué appelant les enseignants de Bordj Badji Mokhtar à se mobiliser en faveur de leurs collègues agressées et  suppliciées. Le syndicat a appelé les enseignants en fonction dans cette localité de l’extrême-sud algérien à une grève des cours, à quitter les lieux et  à boycotter l’encadrement des  tous les examens jusqu’à ce que la lumière soit faite sur cette sinistre affaire. Et que ses auteurs soient arrêtés et « jetés en prison ».