La direction du Front des forces socialistes (FFS) multiplie les sorties ces dernières semaines. En effet, en sus des rencontres qu’animent régulièrement les membres de la direction du parti dans plusieurs wilayas, l’instance présidentielle, quant à elle, interpelle les jeunes en les exhortant d’être « les artisans du changement dans le pays ».

« Vous, qui avez subi les carences du système éducatif, au point que des centaines de milliers d’entre vous ont été exclus de l’école ou de l’université, sans diplôme et sans possibilité de réinsertion par une formation. Vous êtes les premières victimes du chômage, la moitié d’entre vous, y compris les diplômés, se retrouvent aujourd’hui sans emploi », lit-on dans le communiqué du FFS qui sanctionne la fin de son université d’été. Il précisera plus loin : « Il existe une autre voie pour sortir de ce cauchemar. » En l’occurrence, « transformez en action politique cette haine du pouvoir, aresponsable de tous vos maux. Adhérez aux forces politiques démocratiques d’opposition et aux mouvements sociaux autonomes pour mettre fin à ce système qui vous marginalise et qui ne vous offre aucune perspective d’amélioration». En somme, le FFS sollicite la jeunesse à être actrice « de la démocratisation du pays et du changement de régime ». Le parti de Hadj Djillani fait observer, dans ce cadre, que le militantisme n’est pas forcément synonyme d’engagement partisan. « S’engager ne veut pas dire forcément adhérer à un parti. On peut aussi rejoindre les syndicats estudiantins autonomes, les sections locales des syndicats indépendants, activer dans des associations non gouvernementales et en créer d’autres dans tous les secteurs possibles, investir les quartiers, les villages et les réseaux sociaux par toutes sortes d’initiatives citoyennes », est-il soutenu dans ce cadre. Aux yeux de cette formation de l’opposition, c’est à travers l’investissement politique que les jeunes assumeront leur « responsabilité historique ». « Il faut imposer votre propre agenda politique et vos choix d’avenir », explique l’instance présidentielle, selon laquelle « pour contribuer à la sauvegarde de l’Algérie, il faudrait imposer une vraie réconciliation nationale qui pourrait permettre à notre pays de sortir de la crise multidimensionnelle qui menace sa cohésion sociale et son unité territoriale, et d’instaurer un Etat de droit démocratique et social ». « Vous, jeunes Algériens, quelles que soient vos couleurs politiques et vos convictions idéologiques, vous devez crier haut et fort que vous voulez une sortie de crise pacifique, en soulignant l’urgence de réunir autour d’une même table, tous les acteurs concernés, sans préalable et sans exclusive, dans l’unique objectif est de se mettre d’accord sur l’essentiel », lit-on encore dans le communiqué en question.N. B.