Le leader du parti Talaie El Hourriyet était l’invité ce mercredi du forum du journal El Hiwar. Ali Benflis s’est, à cette occasion, adonné au jeu des questions-réponses autour du thème de la crise et des solutions à lui prodiguer pour libérer le pays de l’impasse politico-institutionnelle. Une intervention dont le résumé a été de dire que sa formation est favorable à la tenue d’une élection présidentielle comme voie de sortie de la crise à condition qu’elle soit garantie et accompagnée de préalables liés notamment au départ de l’équipe exécutive actuelle.

Dans son plaidoyer de la solution électorale, M. Benflis a été amené également à évaluer les résultats du « forum du dialogue national » organisé samedi dernier, 6 juillet,  par  les « forces du changement ».   A ce propos, il a semblé avoir deux jugements : le premier est que ce « forum » n’a pas apporté toutes les solutions à la crise, mais qu’il représente un cadre à travers lequel des espaces et des thèmes de convergence peuvent être créées pour avancer dans le débat dont l’objectif, de son point de vue, est d’organiser un scrutin présidentiel « dans un délai de six mois ».  Il y a, selon lui, dans la plate-forme élaboré par les « forces du changement » et défendu lors du « forum » d’Ain Benian un « travail énorme » porté par des « compétences » et susceptibles d’apporter ses fruits.

Le second jugement que M. Benflis a apporté est toute avancée vers l’objectif d’une présidentielle transparente et crédible doit transiter par un dialogue sérieux dont il ne perçoit cependant pas la trace. « Le dialogue  est l’unique issue que nous avons si nous voulons sortir de la crise. « Face à cette crise multidimensionnelle, politique, économique et sociale, nous n’avons pas une autre solution que d’aller au dialogue », a-t-il déclaré. Cependant, a-t-il regretté, «le dialogue ne peut se faire dans les circonstances actuelles »,  faisant allusion aux arrestations, à la restriction des libertés d’expression et des médias ». Un constat qui lui a fait dire qu’il faut « libérer les détenus d’opinion dont l’ancien moudjahid Lakhdar Bouragaa.  « Sa place n’est pas en prison », a-til dit de l’ancien officier de la wilaya IV historique avant de s’en prendre aux médias qui ont porté atteinte à son parcours de combat et l’ont diffamé.

Répondant aux gens qui l’accusent d’appartenir à l’ancien système, une question formulée par un intervention au débat,  M Benflis a dit ;  « il faut juger les individus selon ce qu’ils font, selon leur parcours ». Il s’est  dit contre « l’exclusion des cadres honnêtes ». D’autre part, le vide constitutionnel était « prévu » dans la mesure où il n’y a pas de solutions. Dans ce sens, il déclare que « le vide constitutionnel ne doit pas nous faire peur. Tant que le peuple est debout et pacifique ».