La revue El Djeich a souligné, dans l’éditorial de sa dernière parution, que l’Armée nationale populaire (ANP) va continuer à faire face aux «défis sécuritaires accélérés prévalant dans notre environnement géographique et faire échec à toutes les tentatives subversives ennemies».
Cette affirmation intervient dans un contexte de tensions diplomatiques induites par l’attaque marocaine, à la mi-novembre dernier, dans la zone tampon de Guerguerat, créant un environnement de guerre et d’instabilité dans la région.
La même parution met en avant son «puissant arsenal et ses unités qualifiées» ainsi que «la détermination» de ses éléments qu’«aucune menace ni aucune alliance ne saurait intimider, parce que, en toute simplicité, ils portent l’Algérie dans leur cœur et croient en la doctrine de leur armée».
El Djeich a réaffirmé, par ailleurs «le soutien» de l’Armée nationale à «tous les opprimés épris de liberté», soulignant que l’ANP «est composée d’hommes qui ne renient pas leur histoire et leurs frères, attachés à leurs principes immuables qui ne sauraient faire l’objet d’un quelconque marchandage».
Par ailleurs, le sous-secrétaire d’Etat adjoint américain en charge des questions du Proche-Orient, David Schenker, a démenti, jeudi à Alger, les informations relayées par des médias marocains selon lesquelles il y a intention de Washington d’établir une base militaire au Sahara Occidental.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’Ambassade américaine à Alger, en marge de sa visite en Algérie, M. Schenker a nié toute intention des USA dans ce sens. «Je tiens à être très clair à ce propos, les Etats-Unis ne sont pas en passe d’établir une base américaine au Sahara Occidental», précisant que «le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom) n’a pas évoqué le transfert de son siège au Sahara Occidental». Le responsable américain a noté, par la même occasion, qu’il s’agit d’une «information infondée» qui a suscité beaucoup de questions récemment, suite aux informations relayées par plusieurs médias, notamment marocains, a-t-il soutenu.
Le même responsable a évoqué dans ce registre la question relative aux chamboulements géopolitiques, annoncés depuis la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, indiquant que «la politique de l’Administration américaine est constante concernant la région de l’Afrique du Nord». Se dirige-t-on alors vers une rétraction par Biden, dont l’investiture est attendue dans dix jours, sur la démarche de Trump portant sur la reconnaissance de la prétendue «marocanité» sur le Sahara occidental ? C’est du domaine du possible, selon le chercheur et analyste américain, Doug Bandow, également ancien assistant spécial du président Ronald Reagan.
«La déclaration de Trump ne change pas la nature de la cause sahraouie selon le droit international», a estimé le chercheur dans un article publié par des médias américains, relevant que «personne au monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, tandis que ce pays, membre à part entière de l’UA, a gagné la reconnaissance de plusieurs pays».
Selon Doug Bandow, «personne ne voit en Pompeo ou Trump, des représentants d’un leadership international fondé sur des principes», ajoutant que la future Direction de Biden «pourrait revenir aisément sur la position initiale de Washington». n