La visite en Algérie du président du Conseil des ministres de la République italienne aura constitué une nouvelle opportunité pour les deux pays de rappeler les relations étroites d’amitié et de coopération qui les lient. Ces relations sont d’ailleurs si fortes que l’entretien entre Giuseppe Conte et Ahmed Ouyahia n’aura duré qu’une dizaine de minutes, selon notre Premier ministre.

Cela pourrait signifier que les principaux dossiers politiques et économiques sur lesquels repose la dense coopération économique et politique entre les deux pays sont à jour et que l’entretien «express» entre les deux hauts responsables était destiné à rappeler cela à l’opinion publique, internationale surtout. Un rappel qui intervient à moins d’une semaine de la Conférence internationale sur la Libye qui se tiendra la semaine prochaine dans la ville italienne de Palerme, en présence de hauts responsables de nombreux pays, dont les puissances mondiales.
Les quelques paroles échangées, hier, entre Giuseppe Conte et Ahmed Ouyahia sur la question libyenne semblent justement s’inscrire dans la perspective de ce rendez-vous où il s’agira de mettre en évidence la démarche italienne face au conflit libyen, en rappelant que l’Algérie, voisin de ce pays sur les plans géographique, culturel et religieux aussi, partage entièrement cette démarche.
En effet, la question libyenne occupe une place plus qu’importante dans les relations politiques entre l’Algérie et l’Italie, à travers une vision partagée pour le règlement de la crise dans ce pays. Celle-ci privilégie exclusivement la solution pacifique qui passe par un dialogue inclusif des parties libyennes, exception faite pour celles qui sont considérées comme étant terroristes. Ceci d’autant plus que dans les manœuvres qu’ils opèrent en direction de la crise dans ce pays, aussi bien l’Etat algérien que l’Etat italien n’omettent pas de faire de la lutte contre le terrorisme dans la région, une priorité.