La CAN-2021 s’est achevée dimanche dernier en voyant le Sénégal sacré pour la première fois de son histoire. Durant les 52 matchs du tournoi, il y a eu des statistiques qui resteront dans les annales. Jusqu’à ce que de nouveaux records les effacent de l’ardoise. Décryptage.

Par Mohamed Touileb
Durant la compétition, les arbitres ont été des acteurs majeurs. Au total, ils ont sorti le carton rouge à 13 reprises. Jamais une séquence n’a vu autant d’expulsions. Néanmoins, il faut souligner que les rencontres se sont déroulées dans un fair-play louable. Aucune explication n’a vu une bagarre éclater même si les tensions étaient vives par moments. Notamment lorsque la phase à élimination directe a débuté.

Le passage à une CAN à 24 augmente les chiffres
Aussi, les referees n’ont pas hésité à appliquer le règlement à la lettre. Notamment en présence d’arbitrage vidéo (VAR) dès le premier tour. Ainsi, 20 penaltys ont été sifflés dont 11 ont été marqués. En revanche, en matière de tentatives ratées, il y a eu un record avec 9 échecs. Un cumul jamais atteint lors des 32 précédentes éditions.
Pour ce qui est des résultats, il faut noter qu’il y a eu bons nombres de matchs nuls: Seize (16) en tout. Et cela a engendré le passage par les prolongations. Sept matchs ont connu l’extension de 30 minutes au-delà du temps réglementaire. D’ailleurs, l’Egypte, vice-championne d’Afrique, a -à elle seule- disputé 4 prolongations en autant de tests à élimination directe. Une première dans l’histoire du tournoi continental depuis sa création.
Toujours pour ce qui est des explications indécises, on relève que les protagonistes ont dû disputer la série des tirs au but à 6 reprises dont celle de la finale entre les Sénégalais et les Egyptiens. Une roulette russe qui a souri aux protégés d’Alilou Cissé. Cepedant, il faut noter que le passage à une CAN de 24 au lieu de 16 prétendants sur la ligne de départ a donné lieu à cette statistique sachant qu’on ne disputait que 3 matchs du K.O Stage avant 2019.

Deux buts de moins qu’en 2019
En matière de buts inscrits, l’opus 2021 n’était pas le plus prolifique par rapport à celui de 2019 (102 unités). Les filets ont tremblé à 100 reprises en 52 matchs avec une moyenne de 1.92 but/match. La palme d’or de la meilleure attaque est revenue au Cameroun avec 14 réalisations dont 13 qui portent les griffes de Vincent Aboubakar (8 pions qui ont fait de lui le meilleur buteur de l’épreuve) et Karl Toko-Ekambi (5). Pour ce qui est de la robustesse défensive, c’est les deux finalistes qui ont pu garder leurs cages inviolées le plus de fois possibles. Les «Pharaons» et les «Lions de la Téranga» n’ont encaissé que 2 buts en 7 sorties. Comme le veut la coutume, avoir une arrière-garde solide garantit la survie dans ce genre de challenges. C’était le cas pour notre équipe nationale qui avait, elle aussi, craqué 2 fois seulement en 2019 en compagnie du… Sénégal.