En attendant l’arrivée de nouveaux quotas de vaccins et la production du Sputnik V en Algérie, prévue en septembre prochain, la situation sanitaire reste toujours inquiétante. Pourtant, le danger est loin d’être perceptible. Dans les rues, il est presque impossible de se rappeler que la Covid-19 sévit encore dans le pays si ce n’est les quelques personnes qui portent encore des masques. La stabilité constatée à travers les bilans quotidiens concernant les cas de contaminés par la pandémie viennent conforter la majorité de la population qui veut se convaincre que la Covid-19 fait partie du passé.
Mais voilà que l’Institut Pasteur Algérie (IPA) est venu, hier, secouer ces «certitudes». L’information est de taille, et il ne faut surtout pas la négliger. En annonçant la découverte de 51 nouveaux cas confirmés des variants britannique et nigérian, l’IPA rappelle ainsi que l’Algérie n’est pas encore sortie de sa crise sanitaire. Si les cas de la Covid-19 restent stables depuis plusieurs semaines, il faut dorénavant prendre cela très au sérieux.
Jusqu’à hier, et selon les statistiques de l’Institut Pasteur Algérie, le nombre total de cas confirmés de variants s’élève à 78 pour le britannique et 129 pour le nigérian.
Et il ne faut pas oublier qu’il s’agit juste de cas confirmés. Il est très probable que des personnes soient contaminées par ces variants sans le savoir, et ainsi se retrouvent, malgré elles, transformées en un danger «ambulant» pour leurs proches et tous ceux qu’elles «fréquentent».
Ne pas omettre également un autre fait. Ces contaminations sont enregistrées alors que l’Algérie a fermé toutes ses frontières, et que de nombreuses wilayas subissent encore des mesures de confinement.
Le péril est d’autant plus grand que devant les variants, il n’y a toujours pas de remède. Ceux qui croient en la «puissance» des vaccins peuvent déchanter (sauf miracle) dès maintenant. S’il y a un antidote aux variants il va falloir attendre encore.
Un tableau noir à mettre en évidence et se rendre compte que le monde post-Covid n’existe toujours pas. Les variants sont en train de prendre de plus en plus d’ampleur dans le monde, et l’Algérie risque d’en subir les conséquences tôt ou tard. Ni le système de santé actuel ni les vaccins disponibles (ou même attendus) ne pourront résister à une «déferlante» de cas contaminés.