Le patron, c’est Tadej Pogacar. Le leader du classement général s’est imposé lors de la 17e étape, hier, au sommet du Col du Portet et a consolidé son maillot jaune lors de l’étape reine des Pyrénées. Le Slovène d’UAE Emirates a devancé ses deux rivaux : Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma) et Richard Carapaz (Ineos-Grenadiers). Les deux hommes sont sur le podium.
Celle-là, Tadej Pogacar y tenait vraiment. Après avoir fait rouler son équipe, le Slovène d’UAE Team Emirates a multiplié les attaques dans la montée finale du Col du Portet, au sommet duquel il a fini par remporter «au sprint» cette 17e étape du Tour de France. Malgré la résistance de Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma) et Richard Carapaz (INEOS – Grenadiers), qui ont profité de la défaillance de Rigoberto Uran (EF Education-Nippo) pour monter sur le podium, Pogacar a conforté un peu plus son maillot jaune.
Le vainqueur sortant a remporté, lors de cette étape reine des Pyrénées, sa deuxième victoire lors de cette édition 2021 après le contre-la-montre à Laval. Mais il lui manquait encore de lever réellement les bras lors d’une étape en ligne. C’est chose faite.

TROIS HOMMES ET LES AUTRES
On a vite compris que l’échappée n’irait pas au bout. En ce 14 juillet, jour de fête nationale, les Français avaient pourtant envie de faire le show. Ils ont été quatre à se glisser dans le bon coup en début d’étape. Une échappée qui comptait encore plus de 8 minutes d’avance sur le peloton à 60 kilomètres de l’arrivée.
Cela peut paraître beaucoup mais, avec l’enchaînement Peyresourde-Azet-Portet, c’était bien trop peu. Meilleur grimpeur d’une échappée qui n’en comptait aucun, Anthony Pérez (Cofidis) a bien tenté de résister mais le Tricolore a fini par rendre les armes à 8,4 kilomètres de l’arrivée, lorsque les favoris ont définitivement lancé les hostilités dès le pied de la terrible ascension du Portet (16km à 8,7%), plus dur col des Pyrénées. Après un énorme travail de ses équipiers, McNulty et Majka en tête, qui a notamment condamné Enric Mas (Movistar, + 2’27’’) et Guillaume Martin (Cofidis, + 3’39’’), Tadej Pogacar est passé à l’offensive loin de l’arrivée. Le Slovène avait envie de s’imposer en solitaire. Et il a tout tenté pour cela. Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois, le maillot jaune a placé de violentes accélérations pour se débarrasser de ses leaders. Mais il n’est jamais parvenu à distancer Jonas Vinegaard et Richard Carapaz, en souffrance dans sa roue mais qui ont toujours été en capacité de suivre. L’Equatorien d’INEOS Grenadiers a même tenté de le surprendre à 1,5km de l’arrivée, distançant un temps le Danois de la Jumbo-Visma. Mais pas Pogacar, beaucoup trop fort une nouvelle fois et bien plus véloce dans le sprint final pour s’offrir sa 5e étape sur le Tour de France. Mais la première en jaune.

URAN, LA DÉFAILLANCE QUI COÛTE CHER
Un maillot jaune que le Slovène a encore un peu plus conforté avec la défaillance de Rigoberto Uran (+ 1’49’’), qui se retrouve désormais à près d’une minute trente du podium. C’est Carapaz qui a pris sa place sur la boite à quatre jours de l’arrivée et à la veille de la dernière étape de montagne où beaucoup de coureurs n’ont plus rien à perdre. Car, désormais, les écarts sont bien plus conséquents et trois hommes sont au-dessus des autres.
Toujours cinquième du général, Ben O’Connor (AG2R Citroën) a continué de surprendre avec sa 5e place au Portet, juste derrière un excellent Gaudu. Le grimpeur de la Groupama-FDJ, dans un meilleur jour que la veille, a accroché une belle 4e place après être monté à son train, sans jamais s’affoler. Pas suffisant pour revenir sur un Pogacar qui avait faim de victoire. <