Le grand réalisateur américain Martin Scorsese est, depuis hier, à l’affiche de la Cinémathèque algérienne, à Alger, dans le cadre de ses cycles hebdomadaires, avec à l’affiche cinq classiques, en l’occurrence «New York, New York», «Raging Bull», «Mean Streets», «Taxi Driver» et «Boxcar Bertha», réalisé en 1972. Le directeur de la Cinémathèque algérienne, Salim Aggar, nous a confié, hier à l’occasion du lancement de ce cycle avec le long métrage «New York, New York» et «Taxi Driver», en présence d’un public de cinéphiles dont de nombreux jeunes, qu’ «il y a eu beaucoup de demandes de la part de cinéphiles qui fréquentent la Cinémathèque concernant les films de Scorsese». Enchaînant que «comme nous avions quelques films disponibles au niveau du fonds du musée du cinéma, nous avons répondu favorablement, d’autant plus que les fans de la Cinémathèque sont de plus en plus nombreux à adhérer au concept des cycles des grands auteurs, à l’instar des précédents dont celui de Hitchcock et Fellini qui ont connu un grand succès».
A propos des critères du choix des films de Scorsese, projetés dans le cadre du cycle à Alger, Salim Aggar nous explique qu’il s’est tout naturellement porté sur les grands classiques et les premiers films du réalisateur américain, sortis dans les années soixante-dix. Précisant à ce sujet que «par rapport au fonds que possède la Cinémathèque algérienne, nous avons sélectionné son premier film «Mean Streets», qui est considéré comme son film de lancement dans le cinéma américain et qui évoque aussi le style italo-américain. Il y a aussi le film qui marque sa première collaboration avec Robert de Niro et qui lui a permis de remporter sa première Palme d’or au Festival de Cannes, en 1976, « Taxi Driver».
C’est dans cet esprit de projeter les grands classiques de Scorsese que trois autres œuvres majeures ont été choisies, «New York, New York» avec Liza Minneli et Robert de Niro , «Ranging Bull» et «Boxcar Bertha» sortis en 1972. Pour l’anecdote, c’est après une projection de «Boxcar Bertha», que John Cassavetes a pris Martin Scorsese dans ses bras et lui a dit : «Tu viens de passer un an de ta vie à faire une merde. C’est un bon film, mais tu es meilleur que les gens qui font ce genre de film. Eloigne-toi du marché grand public, fais quelque chose de différent». Le jeune réalisateur mettra ensuite en scène «Mean Streets» qui sera sa rampe de lancement dans le box office américain.
Concernant cette sélection de films, le directeur de la Cinémathèque a tenu à préciser qu’«on n’a pas voulu mettre les derniers films de Scorsese pour une question de droits. Mais sinon les classiques sont connus et à la portée de la Cinémathèque algérienne». En effet, les films sélectionnés dans le cadre du cycle font partie des archives de la Cinémathèque algérienne sous formes de bobines avec les affiches d’origine.
Concernant, l’affluence du public suite à la programmation des différents cycles d’auteurs, Salim Aggar nous confie : «Je suis agréablement surpris qu’il y a de plus en plus de jeunes qui fréquentent la Cinémathèque, en plus des cycles d’auteurs, notamment, grâce aux différentes activités que nous organisons, à l’exemple de la manifestation consacrée au court-métrage, ou récemment au cycle Merzak Allouache à la Cinémathèque de Tizi Ouzou qui a affiché salle comble.» Salim Aggar nous a aussi annoncé un programme «intéressant» dès le début du mois de mars dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme et un programme varié avec plusieurs activités pour le mois d’avril prochain. n

Programme Cycle Scorsese Cinémathèque algérienne
Dimanche 23 février
13H : Taxi Driver, 1h47 (1976)
15H : New York New York, 2h37 (1977)

Lundi 24 février 2020
13H : Boxcar Bertha, 1h25 (1972)
15H : Raging bull, 2h02 (1980)

Mercredi 26 février
13H : Mean Streets, 1h45 (1973)
15H : Boxcar Bertha, 1h25 (1972)
17H: Taxi Driver, 1h47 (1976)

Jeudi 27 février
13H: Raging bull, 2h02 (1980)
15H : Mean Streets 1h45 (1973)
17H : New york New York, 2h37 (1977)

A noter mardi 25 février, séances réservées aux enfants
13H: Chaplin and the Kid (1921)
15H: Chaplin Soldat (1918)
16H: Bélier magique, film fantastique algérien de Sadek El Kebir