Dans le cadre de la nouvelle politique gouvernementale, où le Président de la République Abdelmadjid Tebboune a placé le secteur de la culture au cœur des priorités stratégiques, liées au développement humain et économique de la nation, un intérêt particulier a été accordé à la production culturelle, en tant que facteur identitaire et économique stratégique tant au niveau national qu’au niveau international.

A cet effet, dans le cadre du plan d’action du Secrétariat d’Etat de la production culturelle (2020-2024), le secrétaire d’Etat, Salim Dada, a présenté une feuille de route, conjointement à celles de la ministre de la Culture, Malika Bendouda,
et le secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie cinématographique, Bachir Youcef Sehairi, portant sur la révision de la politique de la production culturelle algérienne pour un meilleur produit culturel, économique et stratégique, qui a été validé par le Parlement et le gouvernement lors du récent conseil des ministres.
Ce plan d’action, comme le souligne le secrétaire d’Etat chargé de la production culturelle, est basé sur quatre axes principaux. Premièrement, « améliorer le niveau et la situation du producteur culturel» du point de vue de la législation, la formation, la condition professionnelle, le statut social et le droit moral. Cet axe concerne les artistes, les écrivains, les techniciens, les acteurs culturels et les chercheurs dans le domaine de la culture à travers, notamment, l’élaboration d’une loi relative à la condition de l’artiste, la professionnalisation des métiers par la formation artistique supérieure et l’amélioration de la situation professionnelle et sociale des artistes. Le deuxième axe consiste à développer la qualité du «produit culturel» sur le plan intellectuel, artistique et éthique tout en encourageant la créativité et en soutenant le professionnalisme, notamment en assurant la promotion de la liberté d’expression artistique sans censurer les idées créatives.
Le troisième axe consiste au «raffinement du goût artistique à travers l’éducation culturelle et la procuration du plaisir intellectuel à travers l’exploitation, la distribution et la promotion». Ce volet se concrétise à travers les représentations artistiques, les expositions, les festivals, les marchés de l’art et les outils de communication, de l’environnement numérique et des plateformes d’internes.
Le quatrième axe de ce plan d’action, validé par le gouvernement, est la reconsidération du «cadre législatif, administratif, structurel et de service de la production culturelle». Ce chantier va des lois fondamentales, aux textes législatifs, à la politique gouvernementale, à la gestion des établissements culturels, à l’accompagnement des autorités collectives, au soutien du secteur privé et à la contribution de la société civile.
A travers cette feuille de route, il s’agit de réviser les lois et les textes règlementaires relatifs au livre, aux coopératives culturelles, aux organisateurs de spectacles et de galeries d’art, en instituant des lois au profit des acteurs de la culture, tels que les artistes, les écrivains et les techniciens, précise-t-on.
Avec la révision de ce cadre juridique et les différentes pistes déployées dans le cadre de ce quatrième axe, il s’agit ainsi de «parvenir à un système culturel productif adapté au contexte politique de l’Etat et aux préoccupations sociétales en renforçant la solidarité gouvernementale et les programmes intersectoriels».
Concernant les actions programmées à court terme, par le secrétaire d’Etat à la Production culturelle Salim Dada et son équipe, en l’occurrence, les dossiers urgents au cours de cette année 2020, la priorité a été placée à la carte d’identité artistique, la loi sur la situation de l’artiste, le dossier des festivals culturels, l’élaboration du premier rapport quadriennal de l’Algérie sur la Convention 2005 de l’Unesco sur «la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles», l’organisation de Journées d’étude internationales et d’un salon national sur l’entrepreneuriat culturel, la mise en œuvre du projet du baccalauréat artistique, ainsi que la mise en œuvre des accords sectoriels, bilatéraux et multilatéraux avec les autres ministères. n