Le ministre des Affaires religieuses Mohamed Aïssa, invité de la Chaîne I de la Radio nationale, jeudi dernier, a réagi quant à la polémique suscitée par l’arrestation la veille (mercredi) par les services de sécurité de la wilaya de Chlef du « chef national »

de la secte Ahmadia, de son adjoint et dix de leurs acolytes. Les détenus, âgés de 22 à 68 ans, sont originaire « des wilayas de Chlef, Oum El Bouaghi, Aïn Defla et Tlemcen », avait précisé la DGSN dans un communiqué. « Ils disent qu’il s’agit d’un mouvement musulman. Si c’est le cas, ils doivent se plier aux décisions des savants de l’islam. Cette secte est devenue une affaire centrale qui fait partie des préoccupations de l’État algérien », a, en effet, précisé le ministre qui a soutenu dans ce sens que des conseils scientifiques se sont réunis dernièrement à Laghouat et ont étudié la question liée à la même secte. « Ils ont conclu que les principes sur lesquels se base cette secte ne sont pas des principes islamiques. On veut que les musulmans sachent que l’appartenance à Ahmadia est une appartenance à un cercle non musulman », a-t-il prévenu. « Cette secte se situe en dehors de l’islam », a-t-il insisté. « Cela ne veut pas dire qu’on veut jeter les membres de cette secte à la mer (…) Mais il y a des lois en Algérie qui évoquent la pratique du culte non-musulman et qui imposent un certain nombre de règles », a tranché le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs. Quant au financement de ce mouvement, Mohamed Aïssa a affirmé que son département
« pourrait ne pas être au fait de certains éléments ». « C’est pour cela que je ne ferai pas de commentaires sur la partie qui finance la secte ou celle qui la manipule », a-t-il indiqué, précisant un peu plus loin que le côté sécuritaire lié notamment au financement et les liens avec l’étranger (de cette secte) est bien géré par les services de sécurité de l’Etat et la justice », a-t-il dit.
« L’Algérie est un pays musulman qui a un seul référent religieux. Celui-ci demeure inchangeable », a souvent affirmé le ministre des Affaires religieuses tout en soulignant la détermination de l’Etat algérien à combattre les menaces des confessions et des sectes. Il convient de rappeler à ce propos qu’une cellule de la confession d’Al Ahmadia a été démantelée récemment dans la wilaya de Blida. Aussi, les services de la Gendarmerie nationale ont démantelé une autre cellule internationale de prosélytisme qui activait à travers les réseaux sociaux et Internet. « Ces cellules veulent tester la prédisposition des Algériens à épouser d’autres religions », a averti Mohamed Aïssa. C’est dire, qu’à l’exemple de pays entourant son aire géographique, l’Algérie est actuellement sujette à une invasion sectaire « étrangère à sa culture » mettant en danger son référent religieux, à l’effet de la déstabiliser et la diviser sur une base rituelle. Le pire est à craindre.