Les athlètes étrangers ont dominé le cross international Said Cherdioui de Tizi Ouzou. L’Ethiopien Ashgre Tesema Makenin a été sacré chez les hommes et l’Erythréenne Negri Hawi Alemu chez les dames. Des résultats qui mettent à nu le niveau des athlètes algériens en régression effrayante.

Ainsi, chez les hommes, l’Ethiopien Ashrge Tesema Mokenin s’est imposé facilement face à son compatriote Belete Adane Wuletaw et l’Ougandais Kipyeko Philip (3e) alors que la 4e place est revenue au Kenyan Kimunyan Gilbert Kipkorik. Le premier algérien s’est classé 5e et il s’agit d’Ali Grin suivi d’ailleurs par son compatriote et coéquipier du CREPS d’Alger, Hichem Bouchicha (6e).
Chez les dames, il y a lieu de noter d’abord la disqualification de Kenza Dahmani qui s’est trompée de parcours. Ensuite, il faut noter l’autre déception à savoir Siham Sennani et Malika Benderbal qui ont déçu lors de cette compétition remportée par l’Erythréenne Negri Hawi Alemu. La deuxième place a été remportée par l’Ethiopienne Ousu Shito Wudessa alors que l’Ougandaise Patricia Chekwemboi a complété le podium. Quant à la première algérienne classée, Ryham Senani de la Protection civile, elle a terminé à la 6e position.
Le constat du DEN
Le directeur des équipes nationales (DEN), Karim Sadou, a estimé que «Le niveau de la compétition a été tout juste moyen d’autant que le terrain a été trempée par la pluie la veille des courses. Ce qui l’a rendu très boueux et très glissant d’où la difficulté de nos athlètes à s’exprimer. Par contre, poursuit notre interlocuteur, les Kenyans, Ethiopiens, Ougandaises et Erythréennes, sont habitués à ce genre de parcours et c’est ce qui explique leurs performances », précise le DEN.
Sur le plan technique, le DEN fait remarquer que «lorsqu’on voit, par exemple, un Bouchicha, spécialiste du 300 M steeple, battre ses compatriotes du 5000m et 10.000m, il faut bien le reconnaître, cela montre clairement que le niveau de nos athlètes a bel et bien régressé par rapport à il y a 4 ans ». Et comme l’objectif principal de cette compétition est de jauger du niveau de nos athlètes pour prendre une décision finale quant à l’engagement de nos sélections nationales au prochain championnat du monde prévu le 30 mars prochain au Danemark, les responsables techniques algériens attendent donc les prochains challenges pour se prononcer. Karim Sadou le dit clairement en ces termes «Nous devons attendre les trois prochaines compétitions, à savoir le Challenge ‘’Chelda Boulenouar’’ à Tlemcen le 2 février, puis le Challenge «Abdelmadjid Oubida (El Khroub)» et enfin le National prévu à Sétif le 3 mars prochain pour prendre une décision finale sur notre participation au prochain mondial. Si le niveau de nos athlètes s’améliore, on participera alors avec nos sélections, sinon, on se contentera d’une participation à l’individuel comme cela se fait jusque-là », a conclu le directeur des équipes nationales, Karim Sadou.n