Selon les estimations du dernier rapport de la Banque mondiale (BM) sur les perspectives de la croissance dans le monde, concernant particulièrement les pays exportateurs de pétrole, celle de l’Algérie devrait atteindre 1,9 % à mesure que l’investissement redémarre. Il y a lieu de rappeler dans ce sens que la BM a, dans un précédent rapport, avancé qu’elle s’attendait à une reprise des investissements dans notre pays et par voie de conséquence d’enregistrer de meilleures performances de son économie. Toujours selon l’institution de Bretton Wodds, l’économie algérienne marquera plus de points en 2021, soit un taux de croissance de 2,2% alors qu’en juin dernier, la BM s’était limitée à un taux de 1,4%. A titre comparatif, la loi de finances 2020 prévoit une croissance de 1,8% mais qui devrait s’améliorer en 2021 et 2022 avec une reprise de +3% sous l’effet de la croissance de la valeur ajoutée réelle du secteur des hydrocarbures de +4,3% en 2021et +3,7% en 2022. Rappelons également que la BM a prévu en juin dernier un retour rapide de l’Algérie à l’ajustement budgétaire, suite à la politique expansionniste qu’elle a menée auparavant, pour doper son économie. L’institution avait précisé, à l’époque, que ce rééquilibrage budgétaire devrait être suivi d’un léger ralentissement dans les secteurs hors hydrocarbures sur l’année 2019, fléchissant ainsi l’effet d’une légère augmentation des exportations d’hydrocarbures. La BM avait en outre à l’époque rappelé que le véritable frein à la croissance de l’économie algérienne réside dans sa dépendance excessive des cours du pétrole. « Le principal défi pour l’économie algérienne est de renforcer sa résilience à la volatilité des prix des hydrocarbures, à la fois, en atténuant l’impact de cette volatilité sur le budget et en diversifiant les sources de croissance », avait conclu la BM dans son bulletin de juin dernier, et de recommander au pays d’engager d’ambitieuses réformes. Concernant la région Mena, la BM a dans son dernier rapport indiqué que la hausse des investissements dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), engendrée par les projets d’infrastructure du secteur public et également l’amélioration du climat des affaires, pourrait hisser la croissance dans la région à hauteur de 2,4% en 2020. A moyen terme, les perspectives de croissance de la région « dépendent de l’atténuation des conflits armés et de la maîtrise de leurs retombées régionales ». Le même rapport rappelle enfin qu’en 2019, la croissance dans la région Mena s’était ralentie pour atteindre 0,1%, notamment à cause de la forte décélération observée en Iran, à la suite du durcissement des sanctions américaines, des tensions géopolitiques et des revers diplomatiques.