C’est plutôt un constat peu rassurant que fait de la croissance économique mondiale la directrice générale sortante du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. Une croissance devenue « fragile » et « menacée » par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, mais aussi par le Brexit qui assombrit l’avenir de l’Europe, note-t-elle, non sans exhorter les dirigeants concernés à « résoudre les incertitudes qui entourent le monde ». « Qu’il s’agisse des relations commerciales, du Brexit, des menaces technologiques, ce sont des problèmes créés par l’homme et qui peuvent être réglés par l’homme ». Pour rappel, le FMI avait abaissé fin juillet ses prévisions de croissance mondiale à 3,2%. Depuis, il a prévenu que les tensions commerciales pourraient ralentir encore l’activité. De son côté, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) s’attend pour 2019 à la croissance mondiale « la plus faible depuis la crise financière», lorsqu’elle avait reculé à 2,9% en 2008, avant de plonger à -0,5% l’année suivante. Christine Lagarde a affirmé qu’elle continuerait à agir davantage pour convaincre les dirigeants lorsqu’elle prendra la tête de la Banque centrale européenne (BCE) en novembre.