Crise sanitaire oblige, le délai de souscription de la déclaration mensuelle série G 50 des mois de février, mars, avril
et mai et de paiement des droits et taxes y afférents a été à nouveau prolongé au 21 juin prochain, contre le 21 mai préalablement, fait savoir la Direction générale des impôts (DGI) dans un communiqué.

« Par conséquent, les contribuables devront souscrire, au plus tard à la date sus-indiquée, les déclarations des mois de février-mars-avril et mai et de s’acquitter des droits correspondants », souligne la DGI. Les contribuables relevant de la Direction des grandes entreprises (DGE) doivent, quant à eux, continuer à télé-déclarer et télé-payer les impôts et taxes dus dans les délais requis, précise la même source.
Quant à la déclaration trimestrielle série G 50 ter, qui concerne les contribuables relevant de l’IFU, pour la déclaration et le payement de l’IRG/salaires du premier trimestre 2020, le délai a été également prorogé jusqu’au dimanche 21 juin prochain au lieu du 20 mai. En outre, le délai de paiement du premier acompte provisionnel IRG/IBS a été repoussé au dimanche 21 juin prochain.
L’opération report de la DGI concerne également le délai d’acquittement de la vignette au titre de l’année 2020. Il passe au 30 juin, contre le 31 mai précédemment. Cependant, « les contribuables désireux de souscrire leurs déclarations fiscales et de s’acquitter des droits y afférents, avant l’expiration de l’échéance fixée ci-dessus, peuvent s’adresser aux services fiscaux dont ils relèvent », précise encore la DGI, assurant que ces services «demeurent opérationnels pour prendre en charge leurs déclarations et le paiement des droits dus ainsi que leurs demandes et sollicitations nécessaires à l’exercice de leurs activités ».
La DGI avait annoncé la possibilité de souscrire la déclaration annuelle de résultats (bilan et annexes) jusqu’au 30 juin 2020, dans le cadre de ses mesures fiscales décidées début avril dernier et destinées aux entreprises dont l’activité est impactée par la crise sanitaire actuelle.
La DGI s’adapte donc à la situation actuelle et dans la logique de reconduction des mesures sanitaires décidées par le gouvernement, elle maintient ses mesures d’assouplissement qu’elle avait introduites en mars dernier pour soutenir les entreprises impactées financièrement par la crise sanitaire que traverse actuellement le pays. Ces mesures ont été renforcées début avril, donnant droit aux entreprises en difficultés de solliciter un échéancier de paiement de leurs dettes fiscales. De même, ceux bénéficiant déjà d’un échéancier de paiement ont la faculté de solliciter le réaménagement de celui-ci, en cas de difficultés de trésorerie. De plus, la DGI avait décidé que l’imposition des bénéfices non affectés des exercices 2016 et suivants, prévue par les dispositions de l’article 15 de la loi de finances pour 2020, était suspendue.
Pour rappel, des organisations patronales et syndicales avaient appelé les pouvoirs publics à des mesures d’assouplissement au profit des entreprises souffrant des conséquences de la pandémie, visant notamment les services des impôts et les établissements bancaires. n