La chancelière allemande, Angela Merkel et le chef des sociaux-démocrates Martin Schulz, vont se réunir, mercredi, pour discuter d’une éventuelle alliance gouvernementale et sortir l’Allemagne de son impasse politique actuelle, a annoncé, hier, une dirigeante du SPD. Jeudi, les délégués du SPD réunis en congrès ont donné leur feu vert à l’ouverture de discussions avec les conservateurs, dont l’issue reste toutefois incertaine.

Outre Mme Merkel et M. Schulz, le dirigeant du parti conservateur bavarois CSU, Horst Seehofer, sera à la rencontre. «Nous avons de premières discussions», a précisé Andrea Nahles, cheffe de la fraction parlementaire du SPD à la radio Deutschlandfunk. «Nous ne sommes pas encore dans une phase exploratoire, nous ne sommes pas encore en négociations», a-t-elle insisté.
Près de trois mois après les élections législatives, Angela Merkel est toujours en quête d’un allié pour former son quatrième gouvernement. L’échec le mois dernier d’une tentative de formation d’un gouvernement entre la famille politique de la chancelière, les libéraux et les Verts, a contraint le SPD, qui voulait se retrancher dans l’opposition après un score historiquement bas aux législatives du 24 septembre, à revoir sa position.
Très prudent, le plus vieux parti d’Allemagne a toutefois laissé toutes les portes ouvertes, entre une participation à un gouvernement dirigé par Mme Merkel ou un soutien de l’extérieur d’un gouvernement conservateur minoritaire. Les sociaux-démocrates peuvent aussi rejeter ces deux options, quitte alors à provoquer un scrutin anticipé.
Or la perspective d’un retour aux urnes inquiète car au regard des sondages, il ne profiterait qu’au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce parti anti-migrant et anti-Merkel a fait un score historique de près de 13% en septembre, entraînant un morcellement de la chambre des députés qui rend la quête d’une majorité très difficile.