Une seconde conférence internationale sur la situation en Libye est en cours de préparation, a fait savoir,mercredi,le ministre allemand des Affaires étrangères, Haiko Maas. «La conférence aura lieu après la mi-juin prochain à Berlin» a précisé M. Maas depuis la capitale italienne Rome où il était en visite officielle. En janvier 2020, les dirigeants de 12 pays, dont l’Algérie se sont retrouvés à Berlin pour élaborer une feuille de route afin de résoudre la crise dans ce pays en proie à l’instabilité depuis la chute du régime de Mouâmar al-Kadhafi en 2011. Après un long parcours, les participants sont convenus de la nécessité de mettre en place un gouvernement d’unité nationale dont le processus de la désignation devra revenir aux Libyens. Le respect des Libyens pour les conclusions de la Conférence de Berlin ont abouti au mois de février dernier dans le cadre d’un Forum de dialogue politique libyen (FDPL), tenu à Genève en Suisse, sous l’égide de l’ONU, à la désignation de nouvelles autorités, à savoir le gouvernement d’unité nationale et le Conseil présidentiel, dirigés respectivement par Abdelhamid Dbeibah et Mohamed al-Manfi. Le chef du gouvernement et le président du Conseil présidentiel ayant pris officiellement leurs fonctions à la mi-mars dernier se sont fixés 12 objectifs durant la période de transition devant prendre fin d’ici aux prochaines élections générales, prévues le 24 décembre de l’année en cours. Le retrait des mercenaires et forces étrangères de la Libye est désormais la première priorités des nouvelles autorités. Selon la ministre libyenne des Affaires étrangères, Nadjla al-Mangoush, «la présence des forces étrangères en Libye risque de torpiller tout le travail des nouvelles autorités dont les préparatifs des prochaines élections». La présence des mercenaires et forces étrangères empêche également la réunification de l’institution militaire. Selon l’ONU, il y avait jusqu’au mois de décembre 2020 quelque 20.000 combattants entre mercenaires et forces étrangères en Libye. n