Par Ghellab Chahinez
Censés atténuer la tension sur les guichets des bureaux de poste et des banques, tous les Distributeurs automatiques de billets (DAB), installés à travers la wilaya d’Ouargla, ne sont pas fonctionnels, et ce, depuis très longtemps. Retirer de l’argent de son compte postal ou bancaire est devenu une véritable corvée pour les habitants d’Ouargla. Passer des heures dans des files d’attente interminables devant les guichets des bureaux de poste ou parcourir la ville en espérant pouvoir retirer un peu d’argent ailleurs est une souffrance quasi quotidienne des salariés et des retraités de la wilaya. Ce qui ne cesse, d’ailleurs, de provoquer l’agacement des clients de CCP surtout, contraints de faire le tour de la wilaya. Certains se rendent jusqu’à la wilaya de Ghardaïa, afin d’effectuer des retraits comme c’est le cas pour Sid-Ali, qui a préféré faire 400 km aller/retour vers Ghardaïa et éviter une tentative longue et qui pourrait être vaine. Ainsi, ces appareils, installés pour que les clients aient accès en permanence à leur argent, sont loin de répondre à leurs attentes, car même quand ils marchent, ils ne disposent pas souvent de billets. Le seul distributeur automatique de Société générale, qui desservait, depuis des mois tous les clients disposant d’une carte magnétique y compris la carte CCP Edahabia, ne réserve désormais les opérations de retrait d’argent qu’à ses propres clients, nous dit un agent de la SG, et ce, par manque d’argent. A rappeler que depuis le début de la crise de liquidité au niveau local, seule la machine de Société générale est restée fonctionnelle et accessible à tous et à tout moment. L’entrée de la banque a été marquée par les longues queues, ces dernières semaines, nécessitant quelquefois l’intervention des forces de l’ordre pour libérer l’accès à la banque. Les autres distributeurs, CCP ou banque, du centre-ville et des communes limitrophes demeurent hors services. Les appareils sont toujours éteints ou sous maintenance. La seule réponse des chefs d’agence qu’on a pu interroger : «Il n’y a pas d’argent !» Avec l’arrivée du mois de Ramadhan et le besoin des ménages en ravitaillement, la situation risque d’empirer. Les appels des citoyens à travers les différents médias n’ont pas été entendus par les autorités concernées et les chefs d’agence se sentent impuissants face à cette crise qui reste jusqu’ici non élucidée. <