Plus de deux semaines après avoir entamé un mouvement de grève, les étudiants des Ecoles nationales supérieures ne décolèrent pas et poursuivent leur action, et ce, jusqu’à « satisfaction de leurs revendications ».

Depuis le 15 novembre dernier, l’ensemble des adhérents des ENS sont entrés dans un mouvement de grève qu’ils disent « illimité », et cela pour tenter de sauver leur formation et lui redorer son blason. A la tête de leurs revendications, être dispensé des inscriptions sur la plateforme numérique nationale de recrutement mais aussi avoir la priorité dans les opérations de recrutement. Les étudiants ont également réclamé l’accès au concours de mastère et de doctorat. Rappelons que les étudiants de l’ENS, et dès leur entrée à l’école, procèdent à la signature d’un contrat, dont l’article 4 stipule que le gouvernement est tenu de recruter l’étudiant dès l’obtention de son diplôme. Or, sur un total de 5 552 diplômés, seuls 248 ont été recrutés durant la période de 2014 à 2017. De son côté, Tahar Hadjar, en réponse à la revendication concernant la postgraduation des étudiants de l’ENS, a affirmé qu’il ne voyait « aucun problème à ce qu’ils accèdent au mastère ou au doctorat ». Quant au problème de recrutement, qui semble plus compliqué qu’il ne le paraît, la ministre de l’Education nationale Nouria Benghebrit a indiqué que la commission mixte, réunissant des cadres de son département et celui de l’enseignement supérieur, est en train de travailler sur cette question afin de mettre un terme à ce problème. Cette commission « vise à faire des ENS des pôles d’excellence pour parvenir à une école de qualité », a indiqué la ministre. Elle aura également pour mission de faire un diagnostic et à arrêter les stratégies de recrutement jusqu’en 2025, en fonction du niveau, de la matière et de la spécialité, a-t-elle précisé.