Le constat est général, les Algériens vont devoir (sur) vivre avec la Covid-19 pour encore «quelque temps». Au fil des journées, le nombre de personnes touchées, directement ou indirectement, par la pandémie est en train d’augmenter d’une manière vertigineuse.
Depuis hier, avec l’entrée en vigueur des nouvelles mesures restrictives, c’est essentiellement les commerçants qui sont concernés. La limitation de leur activité aura des retombées multiformes, et dont les résultats ne tarderont pas à se faire sentir. Indirectement, le citoyen lambda, qui plus au moins s’accommodait du confinement partiel, est en train de ressentir de plus en plus une certaine pression sociale, en plus des retombées sanitaires, sur lui et ses proches. C’est que l’avenir, proche, ne s’annonce pas reluisant. L’optimisme n’est pas de vigueur, et les premiers à le crier sur tous les toits sont les professionnels de la santé.
Il y a d’un côté le comité scientifique qui n’exclut pas d’autres mesures drastiques. Une manière de préparer tout le monde à d’autres «rebondissements» dans la «forme» du confinement. Des décisions que certains attendent, tout en les redoutant, devant la hausse du nombre des cas contaminés. D’ici au début du mois de décembre, si la courbe n’est pas inversée, les mesures drastiques seront sans aucun doute annoncées.
La situation est d’autant plus grave avec la saturation des hôpitaux, au grand dam des citoyens et du personnel médical. Les voix s’élèvent pour une meilleure prise en charge de l’évolution de la pandémie en proposant, entre autres, l’ouverture de structures hospitalières dédiées à la Covid-19. Sur les médias sociaux, des noms de lieux susceptibles de les abriter font le tour de la toile. Entre autres, pour Alger, il y a la Safex, ou encore les infrastructures sportives déjà à l’arrêt depuis plusieurs mois. Devant la gravité de la crise sanitaire, et la propagation de la peur, tout est possible. Reste à savoir si les citoyens vont pouvoir résister longtemps à cette grande pression.