Par Yazid Miloudi

L’Afrique du Nord pourrait se transformer en poudrière à court terme ! C’est loin d’être une boutade et les raisons de cette « affirmation» sont nombreuses.
Les derniers événements sont là pour donner plus de poids à ce risque énorme que personne (de la région) ne veut vivre. Le risque, le plus gros, provient des frontières Ouest de l’Algérie. Les manœuvres marocaines prennent de plus en plus d’ampleur et les provocations sont incessantes. La dernière en date est ce qui s’est passé hier à Rabat. L’accord de coopération sécuritaire, signé entre la monarchie et Israël lors de la visite, au Maroc, du ministre de l’entité sioniste de la Défense, est plus qu’un signe annonciateur d’un futur loin d’être propice à la paix.
Ainsi, il s’agit d’une coopération sécuritaire «sous tous ses aspects», ce qui implique, entre autres, la vente aux Marocains de drones et également de logiciels d’espionnage. Parmi ces derniers, comment ne pas se rappeler celui qui a défrayé la chronique dernièrement, le fameux Pegasus. Un logiciel-espion que le Maroc (même s’il continue encore de le nier) s’en est servi pour infiltrer les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères. Une affaire qui remonte à juillet dernier et qui avait suscité un tollé mondial. Malgré les critiques et les menaces de sanctions contre la monarchie, finalement presque rien n’a pu ébranler la position du Maroc auprès de ses mentors. Pourtant, ce qui a été dévoilé, à l’époque, dans l’enquête réalisée par un groupe de médias internationaux devait être une raison plus que valable pour mettre un terme à la politique du makhzen.
D’ailleurs, la liste des scandales continue à poursuivre le Maroc.
Il y a ainsi cette nouvelle histoire d’espionnage d’un militant sahraoui, installé en Belgique, et qui aurait été victime d’une «intrusion» du Logiciel Pegasus. Cette révélation va-t-elle changer quelque chose dans les relations entre l’Europe et le voisin de l’Ouest ? La réponse la plus plausible serait négative. De par tout ce qui a été fait, et surtout non fait, ces derniers mois, et même ces dernières années, il est peu probable que le Maroc puisse.