Le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, a fait jeudi au Sénat une importante annonce en direction des jeunes porteurs des projets en difficulté financière, relevant de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej).

S’exprimant à l’occasion d’une séance plénière consacrée aux questions orales, Baba Ammi a indiqué que « les jeunes porteurs des projets en difficulté peuvent rééchelonner leur dette ». Comment les jeunes porteurs de projets concernés par ces mesures peuvent-ils régulariser leur situation ? A cette question d’un sénateur, le ministre des Finances a expliqué que ces jeunes doivent prendre attache avec les agences bancaires « en vue d’examiner le rééchelonnement de leur dette et la relance de leurs activités ». Expliquant que « l’Ansej ne dispose pas d’un mécanisme pour traiter les projets en difficulté financière », le ministre a toutefois soutenu que « les banques peuvent adopter le principe de traitement au cas par cas des dossiers des jeunes porteurs de projet souhaitant les relancer ». Des conditions sont toutefois exigées à ce propos.
« Les jeunes doivent répondre à certaines conditions à l’instar de la disponibilité des équipements financés par crédit bancaire au niveau de l’entreprise », a-t-il lancé en réponse à la question du sénateur l’interrogeant à ce propos, tout en précisant que « ces derniers ne doivent pas avoir fait l’objet d’une transaction commerciale ». Le ministre n’a pas manqué à cet égard de mettre en avant une autre condition phare : « Le jeune porteur de projet s’engage à rembourser une partie des redevances dont le taux de remboursement sera fixé en commun accord entre le promoteur et la banque.» Non sans faire remarquer que « le dossier ne doit pas avoir été transféré au Fonds de garantie des crédits ». Aussi, et s’agissant de l’exemption des jeunes porteurs de projet du taux d’intérêt appliqué aux crédits bancaires de cette formule, le ministre a noté que « cette question est prise en charge », précisant que « les dispositions de l’article 1 du texte de loi a fixé le taux de bonification sur le taux d’intérêt à 100 % du taux du débiteur appliqué par les banques et les établissements financiers au titre des investissements réalisés dans tous les secteurs d’activité ». Interrogé par ailleurs sur les raisons du licenciement de femmes douanières pour port du voile dans la wilaya de Laghouat, le ministre des Finances s’est tout d’abord étonné par la teneur de cette question orale, avant de lancer : « Je déments catégoriquement cette information. » Plus précis, il lancera : « La Direction générale des Douanes n’a licencié aucune travailleuse à cause de sa tenue. Pour nous, l’équité entre homme et femme dans les droits et devoirs est un principe constitutionnel ». « Ce principe d’équité dans la Fonction publique est un principe consacré par les lois et les régimes. Tous les agents douaniers bénéficient des mêmes droits et des mêmes devoirs, y compris le port obligatoire de l’uniforme », a-t-il tenu à préciser. « La Direction des Douanes est une institution officielle régie par les lois de la République », a-t-il insisté encore. Avant de préciser : « Les travailleurs de cette institution ont des droits et obligations, dont le port de l’uniforme, pendant l’accomplissement de leurs missions, conformément à l’article 39 de la loi 207-79 de juillet 1979, portant code des douanes amendé et complété ».