Bonne nouvelle pour les opérateurs économiques en quête de sources de financement de leurs projets. Dans le cas d’un recours à un crédit bancaire, ces derniers n’auront plus à devoir languir et à supporter les retards pour avoir une réponse à leur demande.
En effet, le délai du traitement des dossiers de crédit bancaire va être, très prochainement, raccourci pour ne durer qu’un mois seulement. C’est ce qu’a annoncé, lundi, le ministre des Finances Aymen Benabderrahmane. Soulignant qu’entre le 10 et le 15 du mois courant, une instruction sera notifiée par son département aux établissements bancaires publics et privés pour encadrer les mesures d’octroi et de suivi des dossiers de crédits destinés au financement de projets.
«Cette instruction réduira le délai à un mois pour l’étude des dossiers de crédits, à partir de la date de dépôt du dossier. Il ne sera plus permis aux banques de retarder une quelconque étude après la diffusion de cette instruction, laquelle vise à combattre tout blocage bureaucratique», a indiqué M. Benabderrahmane, lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques et représentants des Chambres de commerce des wilayas de Tlemcen, Saïda et Sidi Bel-Abbès, en présence du Directeur général des Douanes. Cette instruction, si elle venait à être pleinement appliquée sur le terrain, sera sans aucun doute d’un apport certain aux opérateurs, notamment en cette période de crise sanitaire qui a mis à genoux des centaines d’entreprises, faisant du crédit bancaire une bouée de sauvetage qui devrait être lancée dans les plus brefs délai, loin des lenteurs et des retards que cause la gestion bureaucratique dans l’étude des dossiers déposés par l’ensemble des opérateurs économiques. Bureaucratie doublée de malversations, qui auront permis, durant de longues années, à des protégés du clan du président déchu de bénéficier de crédits dont les montants donnent le vertige lorsqu’ils sont chiffrés, aujourd’hui, dans les salles d’audience des Tribunaux. Plutôt des dons que des crédits, livrés souvent en liasses de billets qui ne sont jamais retournés dans les caisses des banques. La réforme économique, à laquelle appellent ces derniers et que les pouvoirs publics comptent opérer, passe inévitablement par l’activation de mécanismes de lutte contre la bureaucratie et la facilitation de l’octroi de crédits aux investisseurs afin d’impulser l’investissement national. Dans le même objectif de lutter contre la bureaucratie ambiante à tous les niveaux de la chaîne administrative, le ministre a évoqué la question du guichet unique qui, a-t-il soutenu, constitue «un saut qualitatif pour l’économie algérienne».
Lequel saut passe également par des réductions des importations pour atténuer le fardeau de la facture en devises. C’est pourquoi, l’argentier du pays a exhorté les opérateurs économiques à «relever le défi», pour inverser la tendance «en substituant l’exportation du produit national à l’importation» et «en rivalisant avec les concurrents étrangers sur les marchés».
Par ailleurs, le premier responsable du secteur a annoncé l’ouverture prochaine d’autres guichets à travers nombre de banques dans la wilaya de Tlemcen, notamment en ce qui concerne les produits de finance islamique et autres qui sont dédiés aux petites et moyennes entreprises (PME).
A propos des livrets fonciers, il a fait état également de mesures de facilitation prises au niveau de la Direction générale des Domaines pour les attribuer aux citoyens et opérateurs économiques dans un délai ne dépassant pas un mois à partir du dépôt du dossier, signalant qu’il a été procédé à la régularisation de 164 000 actes au niveau national par l’administration des Domaines. n