«Le dossier est en cours d’examen et sera tranché au cours de cette semaine». C’est la promesse faite, il y a quelques jours, par le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali Braham, à propos de la situation de l’Eniem. C’était exactement le lundi 28 décembre, lors de son intervention sur les ondes de la radio Chaîne I. En se fiant à cette déclaration, «quelque chose» devait être annoncé au courant de la semaine passée, mais, finalement rien n’est venu. Le dossier de l’Eniem reste, soit en mode «en cours d’examen», soit la décision a été «tranchée», mais il reste encore dans les bureaux du ministère. Le constat est donc là, une promesse n’a pas été tenue et, au final, c’est l’action gouvernementale qui, encore une fois, perd de sa crédibilité.
Cet épisode (une promesse gouvernementale non tenue) vécu à maintes reprises, et depuis des lustres, illustre, encore une fois, le peu d’importance donné à l’aspect communicationnel. S’il y avait un tant soit peu de confiance envers les actions des responsables du département, il s’est visiblement évaporé depuis.
Rater sa communication, c’est manquer de crédibilité, et les conséquences ne pouvaient tarder à s’imposer à tous les concernés.
Ce qui s’est passé hier au niveau de l’Eniem en est l’expression, avec le refus des salariés de reprendre le travail. Une décision qui, à première vue, semble incompréhensible. Les mêmes étaient montés au créneau, il y a un peu plus d’un mois, pour dénoncer… l’arrêt de travail imposé à l’époque par la direction. Finalement, les déclarations du ministre, à défaut d’être rassurantes, ont ajouté davantage de «brouillard» au dossier. Un imbroglio qui, au fil des jours et des semaines, prend des proportions de plus en plus grandes.
En plus de l’avenir des travailleurs et de leurs familles, la survie de ce fleuron de l’industrie nationale qu’est l’Eniem est devenue un défi pour le gouvernement. Echouer à trouver une solution à ce cas précis, c’est remettre en cause les décisions prises auparavant et celles qui devraient venir. En ces temps de survie, les tergiversations n’ont plus lieu d’être. Les erreurs ne sont plus acceptables et ne peuvent qu’être fatales. D’où l’urgence de trouver des solutions, de bonnes solutions.