L’identification des victimes du crash de l’avion militaire, survenu mercredi dernier à Boufarik, se poursuit avec une grande mobilisation des différents services concernés, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale,

soulignant que la levée de corps d’un nombre de martyrs identifiés s’est faite, hier, au niveau de l’Hôpital central de l’Armée à Aïn Naâdja, en présence du général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire.
« Les dépouilles seront transférées vers leurs wilayas d’origine, où ils seront inhumés avec les honneurs qui leur reviennent », rassure également le MDN, tout en appelant « les familles des chouhada à se munir de patience et de compréhension ». Les assurant que « le Haut-Commandement de l’ANP a mobilisé tous les moyens humains et matériels afin d’accélérer l’identification scientifique des victimes ». Les opérations de transfert des dépouilles et leur inhumation « se poursuivent au fur et à mesure de leur identification », ajoute la même source.
Par ailleurs, un groupe d’experts militaires russes a examiné des échantillons des débris de l’avion militaire qui s’est écrasé, mercredi passé, à Boufarik, au sud d’Alger. Cette opération vise à déterminer les causes de cette catastrophe, rapportent des sources concordantes, dont le quotidien arabe basé à Londres, Asharq al-Awsat. Arrivé vendredi dernier à Alger, ce groupe est composé de cinq experts qui se sont déplacés le même jour sur les lieux du crash pour prélever les échantillons à soumettre par la suite à une expertise.
L’appareil accidenté est, pour rappel, de type IL-76 TD, une variante de l’Iliouchine-76, lancé en mai 1986 dans l’ex-Union soviétique et destiné au transport de fret et de passagers, et dont l’Algérie dispose toujours de quelques exemplaires.
Selon certaines informations provenant du site officiel de la compagnie Ilyushin, constructeur russe de l’IL-76 TD, l’appareil était autorisé à voler jusqu’au 6 décembre 2023. Il a été livré à l’Algérie en 1999, après avoir été construit en 1994, indique la même source. En outre, ce même appareil avait bénéficié d’une révision totale, synonyme d’une remise à neuf, en 2016.
Pour rappel, le crash de l’Iliouchine IL-76 TD de l’Armée algérienne a fait 257 morts dont essentiellement des militaires ainsi que des membres de leurs familles, la pire catastrophe aérienne jamais connue dans notre pays et aussi la quatrième plus meurtrière au monde ces dernières vingt années.
L’appareil devait effectuer un vol Boufarik – Tindouf – Bechar et s’est écrasé à 7H50, juste après son décollage. Le général de corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah avait ordonné, dès les premières heures qui ont suivi cette catastrophe, la constitution d’une commission d’enquête pour déterminer les circonstances de l’accident.