Après le crash de l’avion militaire, qui avait fait 257 victimes, les corps du commandant Farouki Raouf et de l’adjudant Mortet Habib ont été inhumés, jeudi dernier, respectivement à Annaba et  à Boufarik. Les 257 victimes du crash de l’avion militaire près de l’aéroport de Boufarik

continuent d’être identifiées et inhumés avec les honneurs dans les quatre coins du pays. Une tâche qui, quinze jours après le drame, n’est toujours pas achevée, tant l’identification et le transport des dépouilles des victimes sont compliquées. D’ailleurs, ce n’est que jeudi dernier que le commandant Raouf Farouki et l’adjudant Mortet Habib ont été accompagnés à leur dernière demeure. Le premier à Annaba et l’autre à Boufarik. Farouki Raouf a été enterré au cimetière de Bougantas d’Annaba   en présence d’une foule nombreuse composée d’amis, de collègues et des  membres de sa famille dans une atmosphère de tristesse. Après la prière, un officier de l’ANP, prenant la parole, a retracé les qualités humaines et professionnelles du défunt qui, dira-t-il, laisse un vide non seulement au sein de sa famille, mais aussi de ses amis. Cet enfant qui allait devenir  officier supérieur de l’aéronautique est né le 12/10/1978 à Annaba. Il était marié sans enfant. Le jour même, c’est un autre membre de l’équipage qui a été enterré au cimetière de Ben Driss de Boufarik (Blida). Il s’agit de l’adjudant Mortet Habib (radio de bord), âgé de 41 ans. La famille du défunt avait attendu près de deux semaines avant de voir le corps de l’adjudant enfin identifié. C’est donc dans une atmosphère de tristesse et de recueillement et en présence d’une foule considérable que le martyre de la nation a été accompagné à sa dernière demeure. Farouki et Mortet étaient les dernières victimes de l’équipage à avoir été enterrées. Pour rappel, la dépouille du commandant de bord de l’avion militaire, Doussane Smaïl, a été inhumée mardi dernier, à Blida, en présence d’une foule nombreuse. Son enterrement au cimetière de la cité du 13-Mai, au centre-ville de Blida, a été marqué par la présence des autorités militaires et civiles venues lui rendre un dernier hommage. Le jour même, le commandant Bouyoucef Karim (navigateur de bord), marié et père de deux enfants, a été inhumé à Houara (Mila). <