Dans un contexte sanitaire instable, l’incapacité de mener l’exercice footballistique 2020-2021, qui n’a – d’ailleurs – même pas débuté, est un éventuel dommage collatéral. Le début de la séquence en question, prévu pour le 28 du mois en cours, devrait, selon toute vraisemblance, être reporté sin die. Pas la meilleure des garanties sachant ce qui a pu se passer la saison dernière avec une compétition, à 30 journées, gelée et un sort décidé par une consultation écrite largement contestée mais validée. Voulant apporter une solution concrète, l’USM Alger a pensé à un mode de compétition loin d’être inintéressant. Lecture.

Lors de l’opus 2019-2020, la Ligue de football professionnelle (LFP) et la Fédération algérienne de football (FAF) s’étaient retrouvées dans l’embarras pour décider des critères de d’accession et descente. Dans l’urgence, il a été proposé d’annuler la relégation et faire monter 4 teams vers l’élite. Une opération qui a engendré une « surcharge » parmi l’élite comptant désormais 20 clubs au lieu des 16 habituels. Cela donne un total de 38 journées au lieu de 30. Soit 80 rencontres de plus à caser dans un calendrier très serré étant donné que l’entame de la compétition a été considérablement retardée. Dans des conditions normales, le challenge national commençait toujours vers la fin août non sans que l’agenda suscite des contestations. Notamment pour les représentants algériens en Afrique dans les Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération CAF.

Sens d’anticipation
On parle alors de calendrier infernal quand un team est appelé à disputer 2 matchs par semaine ou 3 en 10 jours. A partir de là, on devinera qu’il sera très difficile, voire impossible, de pouvoir terminer le championnat de Ligue 1 (pour ne parler que de celui-là parce qu’il est la locomotive). Les cas de contaminations enregistrés chez les différents clubs vont, fort probablement, dissuader les décideurs de lancer l’épreuve dans les temps impartis. Soit dans 16 jours. Cela n’a pas échappé à la direction de l’USM Alger qui semble se projeter, mieux que les autres, et avoir une approche consciente des paramètres délicats entourant la discipline. « En raison de la situation inquiétante due à la recrudescence des cas de Covid 19, et compte tenu également de la crise financière que traverse la majorité de nos clubs, nous pensons qu’il est quasiment impossible de mener à terme le Championnat (2020-2021) en disputant les 38 matchs prévus », estime le board usmiste.

23 tests au lieu de 38
Il ajoutera qu’ « à cet effet, nous estimons qu’il est préférable de revoir la formule du Championnat (2020-2021).» Toujours selon l’Etat-major des « Rouge et Noir », la solution sera d’avoir « deux groupes de 10 clubs chacun : (Centre-Est, Centre-Ouest) avec des play-offs et des play-downs. » Cette proposition « a été soumise aux instances footballistiques nationales » comme révélé dans le communiqué.
Dans la forme et si la raison prévaut, la mouture est « ingénieuse » (même si déjà utilisée par le passé) et collerait parfaitement au contexte. Elle permettra d’éviter la saison blanche en ayant un nombre de rencontres largement inférieur au 380 prévues initialement. Soit 20 journées dans chaque poule de 10 et un éventuel « Final 8 » auquel prendront part les 4 premiers de chaque groupe. Soit 23 tests pour les deux sigles qui iront au bout. Cela laissera aussi de la marge pour que le CR Belouizdad, l’ES Sétif, le MC Alger et la JS Kabylie, engagés dans les tournois CAF, de pouvoir ménager leurs efforts et ne pas tomber en surrégime. Dans tous les cas, l’effort de l’USM Alger est à saluer. n