Le couvre-feu en vigueur en Tunisie depuis octobre pour limiter la propagation du nouveau coronavirus a été prolongé dans tout le pays jusqu’au 31 décembre, a annoncé dimanche le ministère de la Santé, dans un contexte social tendu marqué par de nombreuses manifestations.
Il reste interdit de circuler entre 20H00 et 05H00 locales (19H00 à 04H00 GMT) tous les jours de la semaine, et de rassembler plus de 30 personnes pour des évènements privés, selon un communiqué publié par le ministère sur sa page Facebook.
Pour ce qui est de la vaccination, la Tunisie compte acquérir 6 millions de doses de vaccin contre le nouveau coronavirus (Covid-19), destinés à 3 millions de Tunisiens, soit 25% du total de la population, selon le ministre tunisien de la Santé, Faouzi Mehdi.
S’exprimant devant l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP/parlement), il a ajouté que le vaccin «est nécessaire pour atteindre un taux d’immunité collective de plus de 60%, ce qui serait à même de stopper la propagation de l’épidémie».
Il a précisé que l’objectif est d’obtenir une vaccination «efficace et sûre à plus de 90%». Dans ce sens, il a fait savoir que les efforts seront focalisés sur l’élaboration d’un calendrier de vaccination contre le Covid-19 et d’une stratégie nationale pour déterminer les priorités liées à cette vaccination.
Le ministre de la Santé a rappelé que les cas de contamination par le Covid-19 dans le pays n’ont pas dépassé les 12,7% du nombre total des Tunisiens.
Il a par ailleurs relevé que le nombre des cas de contamination par le Coronavirus dans les rangs des cadres médicaux et paramédicaux, des agents, techniciens et administratifs du secteur de la santé en Tunisie, s’est élevé à 5200, dont 38 décès.
M. Mehdi a fait savoir que le nombre de lits de réanimation alloués aux patients du Covid-19 a été porté à 290 en plus de 1900 lits d’oxygène, affirmant que le ministère est en train de créer de nouveaux hôpitaux de campagne dans la région du Grand Tunis et à Sfax.
Le ministère de la Santé s’apprête à approuver un système numérique de télémédecine, aussitôt émis le décret portant organisation de cette initiative, a ajouté Mehdi, expliquant que cette mesure permettrait aux patients de se soigner à distance, à domicile.
Concernant les problèmes liés à la pénurie de médicaments, le ministre a expliqué que ce manque est principalement dû à des problèmes d’approvisionnement en matières premières pour l’industrie locale ainsi qu’à des problèmes de liquidité à la Pharmacie Centrale.