Par Sihem Bounabi
Dans un contexte de stabilité épidémiologique de la propagation du Covid en Algérie, depuis maintenant plusieurs semaines, Dr Djamel Fourrar, porte-parole du Comité scientifique chargé du suivi de l’épidémie du Covid-19 en Algérie, a déclaré, hier aux médias, que «la suppression du pass sanitaire» serait en cours de discussion au sein du comité et que le taux de vaccination contre le coronavirus en Algérie a atteint les 31 %.
Dr Djamel Fourar a également affirmé que le système de santé du pays est prêt pour couvrir les Jeux Méditerranéens d’Oran, qui seront lancés le 25 juin au Complexe sportif olympique d’Oran.
A propos de la suppression du pass sanitaire dans le contexte actuel, contacté par téléphone, le président de la Société algérienne d’infectiologie, Dr Mohamed Yousfi, a souligné que dans un contexte de décrue de la pandémie et d’une stabilité de la situation épidémiologique en Algérie, il est «tout à fait normal de lever l’obligation du pass sanitaire et que cela a déjà été fait dans de nombreux pays à travers le monde». Dr Mohamed Yousfi rappelle que le pass sanitaire a été instauré par la majorité des pays, d’une part, afin de protéger les populations contre les formes graves des suites des complications de la contamination au covid, surtout durant la vague meurtrière du variant Delta qui a fait beaucoup dégâts et, d’autre part, afin de préserver le système de santé en diminuant la pression sur les hôpitaux qui étaient au bord de la saturation à travers l’incitation des populations à se faire vacciner contre le covid. Il rappelle également l’obligation dans la plupart des pays de la vaccination contre le covid pour certaines catégories à l’instar des professionnels de la santé et des corps constitués afin de les protéger et de donner l’exemple à suivre au reste de la population.
Dr Mohamed Yousfi explique également qu’avec la propagation du variant Omicron et de ses différents sous-variants et surtout du variant B5, la plupart des pays ont levé l’obligation du pass sanitaire du fait que ce variant se distingue certes par une forte contagiosité mais également par des formes modérées ou asymptomatiques, ce qui a permis de lever la pression sur les hôpitaux d’autant plus que dans la plupart des pays un fort pourcentage de vaccination a été atteint.
Par ailleurs, concernant l’augmentation des cas de contamination au covid, puisque selon le bilan, publié le 20 juin, l’Algérie a enregistré 10 nouveaux cas en 24 heures après plusieurs jours sans aucun nouveau cas enregistré, le président de la Société algérienne d’infectiologie estime qu’«il ne faut pas s’alarmer», le variant du Covid-19, virus qui circule actuellement, est celui de l’Omicron connu pour ne pas provoquer de formes graves de la maladie. Toutefois, il préconise la poursuite de la vaccination pour les personnes les plus vulnérables telles que les personnes âgées, les femmes enceintes et les malades chroniques qui ont des risques de développer les formes graves de la maladie.