La pandémie de Covid-19 a fragilisé l’ensemble des droits humains, a déclaré mardi la Haute Commissaire adjointe aux droits de l’homme, Nada Nashif, devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, relevant que le nouveau coronavirus a détruit «des vies et des moyens de subsistance, aggravant la pauvreté et les inégalités» dans le monde. Lors de la 4e réunion inter-sessionnelle pour la coopération sur les droits de l’homme et le Programme de développement durable à l’horizon 2030, les services de la Haute Commissaire Michelle Bachelet ont plaidé pour l’adoption de politiques fondées sur les droits humains, afin de se remettre sur la voie de la réalisation de l’Agenda 2030 et parvenir à «un contrat social renouvelé ancré dans les droits de l’homme que le Secrétaire général de l’ONU a appelé de ses vœux». Outre l’accès inéquitable aux vaccins, qui illustre une «reprise à deux vitesses», certaines parties du monde font face à «un surendettement croissant», qui pèse lourdement sur les pays en développement. Plus globalement, Mme Nashif note que les prochaines années mettront fondamentalement à l’épreuve le leadership mondial en matière de droits humains. n