Nouvelle mise en garde du Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Tedros Adhanom Ghebreyesus a estimé lundi, au lendemain d’une journée record où 230 000 contaminations ont été enregistrées, que le monde ne reviendrait pas à «l’ancienne normalité dans un avenir prévisible». Le responsable de la structure de l’ONU dénonçant, au cours de sa conférence de presse virtuelle, le manque de coordination et la désorganisation de certains pays. «Le virus reste l’ennemi public numéro un, mais les actions de nombreux gouvernements et personnes ne reflètent pas cela.» Le Directeur de l’OMS, sans toutefois citer les noms des pays et des responsables qu’il accuse, ajoute que «trop de pays vont dans la mauvaise direction (…) Les messages contradictoires des dirigeants sapent l’ingrédient le plus essentiel de toute réponse, la confiance».
Appel du premier responsable de l’OMS à l’ensemble des gouvernements du monde à communiquer plus clairement avec leurs citoyens, afin de mettre en place une stratégie globale visant à supprimer la transmission et à sauver des vies. Tedros Adhanom Ghebreyesus, en demandant directement aux populations le plus strict respect des gestes barrières, dont la distance, la désinfection régulière des mains, le port du masque, ou encore l’isolement en cas de symptômes… engage ainsi la responsabilité de chacun. «Si les principes élémentaires ne sont pas suivis, cette pandémie ne pourra aller que dans une seule direction. Cela va aller de pire en pire», a-t-il indiqué.
Prévenant à propos des risques et de la situation sanitaire mondiale : «Je veux être franc avec vous, il n’y aura pas de retour à l’ancienne normalité dans un avenir prévisible.» La pandémie a déjà coûté la vie a plus de 569 000 personnes dans le monde depuis son apparition en Chine fin décembre 2019. Le nombre de personne officiellement diagnostiquées positive à la Covid-19 est aujourd’hui estimé à 13 millions de cas, dont au moins 6,9 millions sont aujourd’hui guéris. Le foyer le plus important restant à l’heure actuelle, les Amériques, bien que ces chiffres restent tributaires de la capacité des Etats à tester leurs populations. Les Etats-Unis, suivis du Brésil, conservant le triste record d’être les plus touchés tant en nombre de morts que de cas. «L’épicentre du virus se trouve toujours sur le continent américain, où plus de 50% des cas ont été enregistrés dans le monde», ajoute Tedros Adhanom Ghebreyesus. n