Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom a souhaité vendredi que tous les pays aient commencé à vacciner leur population contre la Covid-19 dans les 100 prochains jours, alors que le nombre de morts dus au nouveau coronavirus a atteint la barre des deux millions dans le monde. Lors d’une conférence de presse à Genève, le chef de l’OMS, s’est félicité de l’accent mis par le Comité d’urgence sur le «déploiement équitable» des vaccins anti-Covid-19. «Les agents de santé sont épuisés, les systèmes de santé sont épuisés et nous constatons que les approvisionnements en oxygène sont dangereusement bas dans certains pays. Le moment est venu de rassembler l’humanité commune et de déployer des vaccins auprès des agents de santé et des personnes les plus exposées», a-t-il dit. «Je veux voir une vaccination en cours dans tous les pays lors des 100 prochains jours afin que les agents de santé et les personnes à haut risque soient protégés en premier», a ajouté le chef de l’OMS, disant attendre, «avec impatience», la réunion du Conseil d’administration la semaine prochaine. «Et je travaille avec les fabricants et les pays pour faire en sorte que l’approvisionnement en vaccins soit disponible et distribué équitablement dans le monde». Les experts du Comité d’urgence de l’OMS qui se sont réunis jeudi, ont souligné quant à eux, la nécessité d’un accès équitable par le biais du mécanisme COVAX ainsi que d’un transfert de technologie pour augmenter les capacités de production mondiales. S’agissant de l’utilisation potentielle de certificats de vaccination pour les voyages internationaux, ils ont recommandé qu’étant donné que l’impact des vaccins sur la réduction de la transmission est encore inconnu et que la disponibilité actuelle des vaccins est trop limitée, «les pays n’exigent pas de preuve de vaccination des voyageurs entrants». «Le comité a conseillé aux pays de mettre en œuvre des mesures coordonnées et fondées sur des preuves pour voyager en toute sécurité et de partager avec l’OMS les expériences et les meilleures pratiques apprises», a précisé l’OMS dans un communiqué de presse, repris par le site officiel de l’ONU. Lors de sa réunion, ce comité a formulé une série de recommandations sur la pandémie, alors que de nouveaux variants sont apparus dans plusieurs pays. Il a appelé à une expansion mondiale du séquençage génomique et du partage des données, ainsi qu’à une plus grande collaboration scientifique pour traiter les inconnues critiques, a ajouté l’agence onusienne. Le Comité a également exhorté l’OMS à mettre au point un système de dénomination des nouveaux variants qui évite les marqueurs géographiques, domaine sur lequel l’agence onusienne a déjà commencé à travailler.